Consommation d'énergie dans le secteur des transports

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Photo de modes de transports

L'Office de l'efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l'année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l'utilisation finale et de l'efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d'adapter les rapports sur les données relatives à l'utilisation énergétique du Canada en fonction des changements récemment faits par l'Agence internationale de l'énergie.

Faits saillants

Entre 2000 et 2018,
  • L’efficacité énergétique s’est améliorée de 23 % au cours de la période de 2000 à 2018.
  • La consommation d’énergie secondaire (demande finale d’énergie) au Canada a augmenté de 19 % entre 2000 et 2018. Cette hausse aurait été de 38 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • Les Canadiens ont économisé 252,6 PJ en énergie, 7,1 milliards de dollars en coûts et évité 17,0 mégatonnes (Mt) d’émissions de gaz à effet de serre en 2018 en raison des améliorations de l’efficacité depuis 2000.
  • Transport des voyageurs

    • L’efficacité énergétique s’est améliorée de 20 % entre 2000 et 2018.
    • La consommation d’énergie secondaire (demande finale d’énergie) au Canada a augmenté de 19 % entre 2000 et 2018. Cette hausse aurait été de 38 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
    • Les Canadiens ont économisé 252,6 PJ en énergie, 7,1 milliards de dollars en coûts et évité 17,0 mégatonnes (Mt) d’émissions de gaz à effet de serre en 2018 en raison des améliorations de l’efficacité depuis 2000.

    Transport des marchandises

    • L’efficacité énergétique s’est améliorée de 28 % entre 2000 et 2018.
    • La consommation d’énergie secondaire (demande finale d’énergie) au Canada a augmenté de 33 % entre 2000 et 2018. Cette hausse aurait été de 61 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
    • Les Canadiens ont économisé 253,2 PJ en énergie, 8,5 milliards de dollars en coûts et évité 17,9 mégatonnes (Mt) d’émissions de gaz à effet de serre en 2018 en raison des améliorations de l’efficacité depuis 2000.

Aperçu Aperçu – Consommation d’énergie

Le secteur des transports est un secteur diversifié qui englobe plusieurs modes de transport : routier, aérien, ferroviaire et maritime. Au Canada, ces modes de transport servent à la fois pour les voyageurs et les marchandises.

En 2018, les Canadiens (les particuliers et les entreprises) ont dépensé 87,7 milliards de dollars en carburant pour le transport, ce qui représentait plus du double des dépenses en énergie du secteur industriel. Ce résultat est attribuable au coût beaucoup plus élevé des carburants utilisés pour le transport par rapport à celui des autres sources d'énergie utilisées dans le secteur industriel et les autres secteurs.

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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur des transports par sous-secteur, 2018

Pourcentage
Transport des voyageurs 53,2
Transport des marchandises 42,5
Transport hors-route 4,3
Les modes de transport des voyageurs ont compté pour 53 % de la consommation totale d'énergie, alors que la part du sous-secteur du transport des marchandises était de 43 %. Le reste, soit 4 p. cent, a été consommé par les véhicules hors routeNote 1.
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Version textuelle

Consommation d'énergie selon le mode de transport, 2018

Pourcentage
Routier (voyageurs) 42
Routier (marchandises) 36
Hors-route 4
Aérien 12
Ferroviaire 3
Maritime 3

Consommation d’énergie Consommation d’énergie du secteur des transports

Entre 2000 et 2018, la consommation totale d'énergie pour le secteur des transports a augmenté de 26 %, passant de 2 265,9 à 2 844,2 PJ, et les émissions connexes de GES ont augmenté de 22 %, passant de 160,1 à 196,0 Mt.

Parmi les sous-secteurs, le transport des marchandises a connu la croissance la plus rapide, représentant 52 % de l'augmentation de la consommation d'énergie du secteur des transports. Par ailleurs, le recours croissant aux camions commerciaux, lesquels sont plus énergivores comparativement aux autres modes de transport, est à 96 % responsable de cette hausse de la consommation d'énergie du transport de marchandises et il représente 44 % de l'ensemble des modes de transport qui ont contribué à la hausse énergétique.

Le transport des marchandises a principalement contribué à la hausse de la demande en carburant diesel.
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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur des transports selon la source d'énergie (pétajoules), années sélectionnées

2000 2005 2010 2018
Essence automobile 1 283 1 376 1 461 1 621
Carburant diesel 660 745 819 830
Carburants d'aviationNote * 240 258 229 336
AutresNote ** 83 100 104 58

Au cours de la période de 2000 à 2018, la consommation de diesel a augmenté de 26 %, en raison notamment de l'utilisation croissante des camions moyens et lourds sur les routes canadiennes. Par ailleurs, la consommation d'essence automobile, incluant l'éthanol, a également augmenté de 26 %, dont 46 % est attribuable au transport des marchandises et 42 % à l'utilisation des véhicules de promenade.

Vers la fin des années 1970, le gouvernement canadien a proposé des cibles volontaires à l'industrie des véhicules. Entre 1978 et 1985, les normes de rendement visant les voitures sont passées de 13,1 L/100 km à 8,6 L/100 km et n'ont pas vraiment changé jusqu'en 2010, car aucune norme stricte de rendement du carburant n'était mise en place. Les cibles pour les camions légers ont été introduites en 1990, entraînant une amélioration du rendement de 11,8 L/100 km à 10,0 L/100 km en 2010.

En octobre 2010, le gouvernement canadien a approuvé le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers, qui a pour but d'atteindre une diminution des émissions de CO2 variant de 12 à 19 %, selon la catégorie de véhicules légers.

Pour les véhicules de transport des voyageurs des années 2017 à 2025, la cible d'émission d'équivalent CO2 applicable à l'empreinte carbone du véhicule devrait diminuer de 5 % en moyenne par an, en prenant les normes de l'année modèle 2016 comme référence et en appliquant ce taux chaque année, jusqu'à l'année de modèle 2025 inclusivement.

La plupart des camions légers ont de plus grandes difficultés en matière d'émissions d'équivalent CO2 que les véhicules classiques de transport de passagers en raison de leurs caractéristiques (poids remorqué, espace de stockage, siège passager supplémentaire). Par conséquent, les valeurs cibles pour les émissions d'équivalent CO2 des camions légers de 2017 à 2021 ont été diminuées par un taux annuel de 3,5 %.

Au cours des dernières années, des initiatives et des règlements ont été mis de l'avant pour tous les autres modes de transport afin d'améliorer les avancées technologiques, accroître l'efficacité énergétique et à améliorer le rendement des modes de transport.

L'amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur des transports a permis de réaliser des économies de 15,6 milliards de dollars pour les Canadiens en 2018.

Consommation d'énergie dans le secteur des transports, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur des transports, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

Consommation d'énergie avec amélioration de l'efficacité énergétique Consommation d'énergie sans amélioration de l'efficacité énergétique
2000 2 157 2 157
2001 2 136 2 163
2002 2 161 2 217
2003 2 231 2 299
2004 2 311 2 392
2005 2 347 2 444
2006 2 329 2 491
2007 2 419 2 566
2008 2 407 2 561
2009 2 399 2 517
2010 2 484 2 667
2011 2 486 2 700
2012 2 513 2 747
2013 2 561 2 828
2014 2 518 2 858
2015 2 503 2 924
2016 2 498 3 021
2017 2 574 3 098
2018 2 699 3 205

Entre 2000 et 2018, l'efficacité énergétique du secteur s'est améliorée de 23 %, ce qui s'est traduit par des économies d'énergie de 505,7 PJ en 2018. Ces économies se traduisent par une amélioration de l'efficacité énergétique du transport des voyageurs de 252,6 PJ et du transport des marchandises de 253,2 PJ.

Voyageurs Consommation d’énergie du secteur des transports des voyageurs

infographie du secteur des transports des voyageurs
Version textuelle

Principaux facteurs influençant la consommation d'énergie liée au transport des voyageurs

2000 2018
Total de véhicules (millions) 15,5 23,5
Camions légers (%) 29,1 43,7
Moyenne par véhicule (Km/an) 18 213 15 033
V-km parcourus (milliards) 456,4 580,0
Véhicule par personne âgée de 18 ans et plus 0,66 0,79
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Version textuelle

Consommation d'énergie selon le mode de transport des voyageurs, 2018

Pourcentage
Voitures 34,1
Camions légers 40,3
Motocyclettes 0,4
Transport aérien 21,7
Transport ferroviaire 0,1
Autobus et transport urbain 3,4
Les véhicules légers (petites voitures, grosses voitures, camions légers et motocyclettes) représentaient les principaux moyens de transport utilisés par les Canadiens pour le transport des voyageursNote 2. Les transports aérien, ferroviaire, par autocar et par autobus ont aussi été utilisés, mais dans une moindre mesure. La mesure de l'activité de ces modes de déplacement est le voyageur-kilomètre (v-km).

Le nombre de véhicules par personne âgée de 18 ans et plus a augmenté légèrement.

La distance en v-kmNote 3 parcourue par les véhicules légers (excluant le transport urbain et les autocars) a augmenté en moyenne de 1,3 % par an. Toutefois, la distance parcourue en v-km liée au transport urbain et aux autocars a augmenté en moyenne de 1,6 % par année entre 2000 et 2018.

Par conséquent, la part de marché du transport en commun a augmenté au cours des 18 dernières années. Au cours de cette période, la consommation d'énergie se rapportant au transport des voyageurs a augmenté de 19 %, passant de 1 %275,4 à 1 %512,9 PJ et les émissions de GES connexes ont augmenté de 14 %, passant de 89,4 à 102,1 Mt.

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Version textuelle

Consommation d'énergie liée au transport des voyageurs selon le type de carburant, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018
Essence automobile 971,5 1 112,2
Carburant diesel 59,0 58,4
Carburants d'aviationNote * 232,0 328,2
AutresNote ** 13,0 14,0
La combinaison des carburants utilisés dans le sous-secteur du transport des voyageurs est demeurée relativement constante. L'essence automobile a constitué la principale source d'énergie, représentant 74 % de la combinaison de carburants en 2018.
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Version textuelle

Consommation d'énergie liée au transport des voyageurs selon le mode, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018 Croissance/réduction
Transport ferroviaire 3,0 2,2 -24,8 %
Transport aérien 232,0 328,2 41,5 %
Autobus et transport urbain 50,3 51,0 1,5 %
Motocyclettes 2,5 5,8 136,9 %
Camions légers 362,3 609,3 68,2 %
Voitures 625,5 516,3 -17,5 %

Un nombre croissant de Canadiens ont acheté des camions légers (incluant des fourgonnettes et des VUS) plutôt que des voitures qui présentent souvent une meilleure cote quant à la consommation de carburant. En 2018, les ventes de camions légers ont représenté 55 % de l'ensemble des ventes de véhicules neufs servant au transport des voyageurs, comparativement à 36 % en 2000. Ce changement, caractérisé par un mouvement d'abandon des voitures en faveur des camions légers, a entraîné une forte augmentation de la consommation d'énergie pour le transport des voyageurs. Entre 2000 et 2018, la consommation d'énergie associée à l'utilisation des camions légers a augmenté plus rapidement que celle associée à tout autre mode de transport pour les voyageurs, soit une hausse de 68 % (à l'exception des motocyclettes qui représentent une part marginale de consommation).

Le transport aérien gagne en popularité. Depuis 2000, les Canadiens ont davantage recours au transport aérienNote 4, ce qui se traduit par une augmentation notable de l'activité de 117 %, en v-km parcourus. Toutefois, la consommation d'énergie n'a augmenté que de 41 %, ce qui montre une amélioration croissante de l'efficacité liée à ce type de transport.

Marchandises Consommation d’énergie du secteur des transports des marchandises

infographie du secteur des transports des marchandises
Version textuelle

Principaux facteurs influençant la consommation d'énergie liée au transport de marchandises

2000 2018
Total de camions de marchandises (millions) 2,5 5,6
Camions lourds 301 000 481 000
Moyenne pour les camions lourds (Km/an) 93,281 86,876
T-km parcourus (milliards) 240,1 382,4
Litres de carburant utilisés par camion 7 700 5 000

Au Canada, le sous-secteur du transport des marchandises comprend quatre modes de transport : routier, aérien, maritime et ferroviaire. Le transport par camion est subdivisé en trois types : camion léger, camion moyen et camion lourd. La consommation d'énergie pour le transport des marchandises est liée aux tonnes-kilomètres (t-km)Note 5.

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Version textuelle

Consommation d'énergie liée au transport des marchandises selon le mode, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018 Croissance/réduction
Transport maritime 108,2 70,5 -34,9 %
Transport ferroviaire 81,5 95,3 17,0 %
Transport aérien 8,1 7,8 -3,4 %
Camions lourds 408,2 485,9 19,0 %
Camions moyens 157,1 311,5 98,3 %
Camions légers 145,8 238,1 63,3 %

De 2000 à 2018, la consommation d'énergie liée au transport des marchandises a augmenté de 33 %. Il en a résulté une hausse de 32 % des émissions de GES connexes, passant de 64,8 Mt en 2000 à 85,3 Mt en 2018.

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Version textuelle

Consommation d'énergie liée au transport des marchandises selon le type de carburant, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018
Essence automobile 229 386
Carburant diesel 601 771
Mazout lourd 61 37
AutresNote * 17 14

La combinaison des carburants utilisés pour le transport des marchandises est demeurée relativement constante entre 2000 et 2018. Le diesel a été la principale source d'énergie, représentant 64 % du total des carburants consommés pour le transport des marchandises.

La livraison juste à temps stimule la demande pour le transport par camion lourdNote 6.

L'utilisation de véhicules de transport comme entrepôts virtuels nécessite un système de transport " à temps " et très efficace. Entre 2000 et 2018, le nombre de camions lourds a augmenté de 60%. Cette nouvelle tendance du transport des marchandises a entraîné une hausse de l'activité. Les camions lourds ont transporté 294,7 milliards de t-km en 2018, soit une hausse de 46 % par rapport à 2000.

Le transport ferroviaire demeure le principal mode de transport des marchandises au Canada.

Pour de nombreuses marchandises, comme le charbon et les céréales, les camions ne représentent pas un mode de transport efficace. Les transports ferroviaire et maritime continuent plutôt d'être privilégiés. Ils occupent ainsi une place très importante de l'activité du secteur du transport des marchandises. Le transport ferroviaire conserve la première place sur le plan des t-km de marchandises transportées avec 448,7 milliards de t-km en 2018, soit 39 % plus qu'en 2000.

Voyageurs Intensité énergétique du secteur des transports des voyageurs

Entre 2000 et 2018, l'intensité énergétique a diminué de 16 %, passant de 2,0 MJ/v-km parcouru à 1,7 MJ/v-km. L'amélioration du rendement du carburant pour véhicule est la principale raison de cette diminution. Le rendement moyen du carburant se mesure par la quantité de litres consommés pour parcourir une distance de 100 km (L/100 km).

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Version textuelle

Intensité énergétique liée au transport des voyageurs selon le mode, 2000 et 2018 (MJ/v-km)

2000 2018 Croissance/réduction
Transport ferroviaire 1,9 1,5 23,8 %
Transport aérien 2,0 1,3 31,4 %
Autobus et transport urbain 1,1 0,8 23,4 %
Motocyclettes 1,5 1,6 -6,9 %
Camions légers 2,5 2,2 14,4 %
Voitures 2,0 1,8 12,7 %

L'ensemble des modes de transport, à l'exception des motocyclettes, ont connu une réduction de l'intensité énergétique. Les plus grandes améliorations ont été observées dans le transport aérien, suivi du transport ferroviaire pour les voyageurs et du transport par camions légers.

Marchandises Intensité énergétique du secteur des transports des marchandises

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Version textuelle

Intensité énergétique liée au transport des marchandises selon le mode, 2000 et 2018 (MJ/t-km)

2000 2018 Croissance/réduction
Transport maritime 0,5 0,3 -33,8 %
Transport ferroviaire 0,3 0,2 -15,9 %
Transport aérien 3,5 2,3 -33,1 %
Camions lourds 2,0 1,7 -18,2 %
Camions moyens 7,8 5,9 -24,4 %
Camions légers 8,3 6,8 -17,9 %

Depuis 2000, tous les modes de transport des marchandises sont devenus plus efficaces sur le plan de la consommation d'énergie, en fonction du nombre de t-km. Globalement, l'intensité énergétique du secteur a diminué légèrement de 1 % au cours de cette période, passant de 1,17 MJ/t-km à 1,16 MJ/t-km parcouru.

Voyageurs Efficacité énergétique du secteur des transports des voyageurs

Évaluation de l'effet de l'efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l'efficacité énergétique, la consommation d'énergie du secteur aurait augmenté de 38 % au lieu de 19 %.

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Version textuelle

Incidence de l'activité, de la structure et de l'efficacité énergétique sur la variation de la consommation d'énergie dans le transport des voyageurs, 2000–2018 (pétajoules)

Pétajoules
Variation globale de la consommation d'énergie 237,5
Effet de l'activité 478,5
Effet de la structure 15,3
Effet de l'efficacité énergétique -252,6
AutresNote * -3,7

Consommation d'énergie dans le transport des voyageurs, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le transport des voyageurs, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

Consommation d'énergie avec amélioration de l'efficacité énergétique Consommation d'énergie sans amélioration de l'efficacité énergétique
2000 1 248 1 248
2001 1 221 1 251
2002 1 264 1 287
2003 1 272 1 293
2004 1 292 1 326
2005 1 311 1 359
2006 1 287 1 365
2007 1 324 1 419
2008 1 295 1 417
2009 1 293 1 429
2010 1 317 1 475
2011 1 315 1 494
2012 1 340 1 506
2013 1 369 1 533
2014 1 338 1 526
2015 1 367 1 573
2016 1 401 1 630
2017 1 421 1 672
2018 1 490 1 742

Les améliorations de l'efficacité énergétique peuvent être mesurées en estimant la différence entre le changement de la consommation d'énergie pour le transport des passagers et les effets de l'activité et les effets de la structure :

  • Effet de l'activité – L'effet de l'activité (c.-à-d., le nombre de v-km parcourus) a entraîné une hausse de la consommation d'énergie de 38 % ou de 478,5 PJ et une augmentation des émissions de GES connexes de 32,5 Mt. Cette hausse du nombre de v-km (l'effet de l'activité) est principalement attribuable à une augmentation de 97 % de l'activité des camions légers et de 117 % de celle du transport aérien.
  • Effet de la structure – Les variations dans la combinaison des modes de transport (c.-à-d., les parts relatives des v-km attribuées aux transports aérien, ferroviaire et routier) sont utilisées pour mesurer les changements de la structure. Ainsi, un changement global de structure entraînerait une diminution (ou une augmentation) de la consommation d'énergie si la part relative d'un mode plus (ou moins) efficace augmente en importance par rapport aux autres. Les parts relatives des v-km parcourus ont augmenté fortement pour le transport aérien des voyageurs et les camions légers. L'effet global de la structure s'est avéré positif, étant donné l'engouement croissant pour les fourgonnettes et les VUS, qui sont plus énergivores que les autres modes de transport. Par conséquent, les analyses montrent une hausse de 15,3 PJ de la consommation d'énergie et de 1,0 Mt des émissions de GES connexes attribuables à l'effet de la structure.
  • Effet du niveau de service – Il n'y a aucun effet du niveau de service.
  • Effet des conditions météorologiques – Il n'y a aucun effet des conditions météorologiques.
  • Effet de l'efficacité énergétique – L'amélioration de 20 % de l'efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d'énergie de 252,6 PJ et les émissions de GES de 17,1 Mt. Le segment des véhicules légers (automobiles, camions légers et motocyclettes) lié au transport des voyageurs a représenté 60 % de ces économies.

L'amélioration de l'efficacité énergétique de 20 % liée au transport des voyageurs a permis aux Canadiens de réaliser des économies de 7,1 milliards de dollars en 2018.

Marchandises Efficacité énergétique du secteur des transports des marchandises

Évaluation de l'effet de l'efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l'efficacité énergétique, la consommation d'énergie du secteur aurait augmenté de 61 % au lieu de 33 %.

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Version textuelle

Incidence des effets de l'activité, de la structure et de l'efficacité énergétique sur la variation de la consommation d'énergie dans le transport des marchandises, 2000–2018 (pétajoules)

Pétajoules
Variation globale de la consommation d'énergie 300,2
Effet de l'activité 321,1
Effet de la structure 232,2
Effet de l'efficacité énergétique -253,2

Consommation d'énergie dans le transport des marchandises, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le transport des marchandises, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

Consommation d'énergie ne tenant pas compte de l'amélioration de l'efficacité énergétique Consommation d'énergie tenant compte de l'amélioration de l'efficacité énergétique
2000 909 909
2001 912 914
2002 929 897
2003 1 006 959
2004 1 065 1 018
2005 1 085 1 037
2006 1 126 1 042
2007 1 147 1 095
2008 1 144 1 112
2009 1 088 1 107
2010 1 192 1 167
2011 1 206 1 176
2012 1 242 1 173
2013 1 294 1 191
2014 1 333 1 180
2015 1 351 1 136
2016 1 391 1 098
2017 1 425 1 153
2018 1 462 1 209

Les améliorations de l'efficacité énergétique peuvent être mesurées en estimant la différence entre le changement de la consommation d'énergie pour le transport des marchandises et les effets de l'activité et les effets de la structure :

  • Effet de l'activité – L'effet de l'activité (c.-à-d., le nombre de t-km transportées) a entraîné une hausse de la consommation d'énergie de 35 % (321,1 PJ) et des émissions de GES connexes de 22,6 Mt. Cette hausse du nombre de t-km transportées est principalement attribuable à une augmentation de 59 % de l'activité du transport ferroviaire des marchandises.
  • Effet de la structure – Les variations dans la combinaison des modes de transport (c.-à-d., la part relative des t-km attribuée aux transports aérien, maritime, ferroviaire et routier) sont utilisées pour mesurer les changements de la structure. Ainsi, un changement global de structure entraînerait une diminution (ou une augmentation) de la consommation d'énergie si la part relative d'un mode plus (ou moins) efficace augmente en importance par rapport aux autres. Le changement entre les modes découle de l'augmentation de la part relative des marchandises transportées par camions par rapport aux autres modes. L'effet global de la structure s'est avéré positif étant donnée la croissance des échanges entre le Canada et les États-Unis et de la livraison " juste à temps " exigée par les clients contribuant ainsi à une utilisation accrue des modes de transport routier, plus énergivores que les autres par t-km. Ainsi, les analyses montrent une hausse de 232,2 PJ de la consommation d'énergie et de 16,4 Mt des émissions de GES connexes attribuables à l'effet de la structure.
  • Effet du niveau de service – Il n'y a aucun effet du niveau de service.
  • Effet des conditions météorologiques – Il n'y a aucun effet des conditions météorologiques.
  • Effet de l'efficacité énergétique – L'amélioration de 28 % de l'efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d'énergie de 253,2 PJ et les émissions de GES de 17,1 Mt. Le segment des véhicules routiers (camions légers, camions moyens et camions lourds) lié au transport des marchandises a représenté 80 % de ces économies.

L'amélioration de l'efficacité énergétique liée au transport des marchandises a généré des économies de 8,5 milliards de dollars en 2018. La récession économique de 2008-2010 a particulièrement touché l'efficacité du transport de marchandises. Les camions moyens et lourds continuaient à circuler en transportant beaucoup moins de marchandises, augmentant ainsi la consommation d'essence par t-km.