Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel

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L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l’année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d’adapter les rapports sur les données relatives à l’utilisation énergétique du Canada en fonction des changements faits par l’Agence internationale de l’énergie.

Faits saillants

Grâce aux améliorations réalisées sur le plan de l’efficacité énergétique depuis 2000, en 2020 :
  • L’efficacité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel s’est améliorée de près de 8 %.
  • La consommation d’énergie secondaire (demande d’énergie finale) au Canada a augmenté de 23 %. Note 1 Elle aurait augmenté de 31 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • Le secteur commercial et institutionnel canadien a économisé 82,4 PJ d’énergie, 2,2 milliards de dollars de coûts et évité 3,4 Mt d’émissions de gaz à effet de serre grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique depuis 2000.
Les mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique apportées dans le secteur comprennent les changements à l’enveloppe thermique des bâtiments (isolation, fenêtres, etc.) et le rendement accru des divers appareils consommateurs d’énergie utilisés dans les bâtiments commerciaux et institutionnels, notamment les générateurs d’air chaud, l’équipement auxiliaire et les appareils d’éclairage.

Aperçu Aperçu – Consommation d’énergie et émissions de GES

infographie secteur commercial et institutionnel
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Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel

2000 2020
Surface de plancher (millions de m2) 601,1 760,6
Les équipements auxiliaires (PJ) ont augmenté 87,3 183,8
Le nombre d’employés (milliers) a augmenté 10 207 13 364
Le PIB (millions de dollars constants de 2012) a augmenté 823 297 1 273 834

Les principales activités des bâtiments commerciaux et institutionnels comprennent le commerce, les finances, l’immobilier, l’administration publique, l’éducation et les services commerciaux. Ces activités sont regroupées en 10 sous-secteurs.

En 2020, les entreprises commerciales et les institutions ont dépensé 31,8 milliards de dollars en énergie pour fournir des services aux Canadiens. Les bureaux, le commerce de détail et les services éducatifs représentaient environ 70 % de la surface totale de plancher des entreprises et institutions canadiennes en 2020.

En 2020, la consommation d’énergie du secteur a diminué de près de 4 % par rapport à 2019. Cela s’explique principalement par l’impact de la COVID-19 et, dans une moindre mesure, par l’hiver plus doux. Par conséquent, la consommation d’énergie a diminué pour tous les types d’activité, sauf dans les services de santé en raison des chambres et des surfaces supplémentaires dédiées aux services médicaux. De plus, en raison de la nature opérationnelle et des exigences sanitaires pendant la période de COVID-19, la consommation d’énergie dans ce sous-secteur a augmenté pour toutes les utilisations, en particulier pour le chauffage de l’eau, l’équipement auxiliaire et les moteurs auxiliaires.

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Répartition de la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon l’utilisation finale, 2020

Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel Pourcentage
Chauffage des locaux 57
Équipement auxiliaire 15
Éclairage 14
Chauffage de l’eau 6
Moteurs auxiliaires 4
Climatisation des locaux 5
Éclairage des voies publiques 0

L’énergie est utilisée à diverses fins, telles que le chauffage des locaux, la climatisation, l’éclairage, le chauffage de l’eau et le fonctionnement des équipements auxiliaires (ordinateurs et équipements médicaux, par exemple) et des moteurs auxiliaires (systèmes d’alimentation de secours, par exemple). Le chauffage des locaux représente la plus grande part de la consommation d’énergie (57 %), suivi des équipements auxiliaires (15 %), puis de l’éclairage (14 %).

Efficacité énergétique Efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 31 % au lieu de 23 %..

L’efficacité énergétique est mesurée à l’aide de la méthode de factorisation. Cette méthode sépare le changement total en cinq effets (facteurs) qui influencent la consommation d’énergie du secteur, comme illustré ci-dessous. L’amélioration de l’efficacité énergétique correspond à la différence entre la variation globale de la consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel et les effets de l’activité, de la structure, des conditions météorologiques et du niveau de service.

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Incidence de l’activité, de structure, des conditions météorologiques, du niveau de service et de l’efficacité énergétique sur la variation de la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, 2000–2020

Pétajoules
Variation globale de la consommation d’énergie 225,2
Effet de l’activité 238,6
Effet de structure 12,0
Effet des conditions météorologiques -18,1
Effet du niveau de service Note * 76,0
Effet de l’efficacité énergétique -82,4
Autres Note * -0,9
  • Effet de l’activité – Une hausse de 27 % de la surface de plancher a entraîné une hausse de 238,6 PJ de la consommation d’énergie et de 9,9 Mt des émissions de GES.
  • Effet de structure – Reflète les changements dans la proportion de surface de plancher des types d’activité. Une légère augmentation de la proportion de surface dans les bâtiments abritant des activités plus intensives telles que les services de santé, les services d’hébergement et, dans une moindre mesure, les immeubles de bureaux et d’enseignement, a été observée en 2020. À l’inverse, la proportion de surface de plancher a diminué pour les entrepôts et les activités de commerce de gros, qui consomment moins d’énergie. Ces changements ont entraîné une augmentation de 12,0 PJ d’énergie et de 0,5 Mt d’émissions de GES.
  • Effet des conditions météorologiques – En 2020, l’hiver a été plus doux qu’en 2000 et l’été plus chaud qu’en 2000. Le résultat net est une diminution de 18,1 PJ d’énergie et de 0,8 Mt d’émissions de GES.
  • Effet du niveau de service – Une augmentation de l’équipement auxiliaire (par exemple, ordinateurs, télécopieurs et photocopieurs) a entraîné une augmentation de 76,0 PJ d’énergie et de 3,2 Mt d’émissions de GES.
  • Effet de l’efficacité énergétique – L’amélioration de 8 % de l’efficacité énergétique a permis d’économiser 82,4 PJ d’énergie, 2,2 milliards de dollars de coûts et d’éviter 3,4 Mt d’émissions de GES.

Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 983 983
2001 976 983
2002 1 037 1 043
2003 1 069 1 062
2004 1 048 1 064
2005 1 019 1 103
2006 963 1 088
2007 999 1 143
2008 1 018 1 164
2009 1 016 1 185
2010 994 1 182
2011 1 039 1 207
2012 998 1 208
2013 1 033 1 245
2014 1 087 1 278
2015 1 066 1 266
2016 1 093 1 268
2017 1 171 1 287
2018 1 210 1 326
2019 1 257 1 329
2020 1 210 1 292

Les tendances générales en matière d’efficacité énergétique montrent un léger ralentissement des économies d’énergie à partir de 2017. Cela s’explique par une croissance plus rapide de la consommation d’énergie par rapport à l’activité (surface au sol). La principale augmentation concerne la consommation de gaz naturel, qui a progressé de 7 % en 16 ans (2000 à 2016), alors qu’elle a augmenté de 19 % entre 2016 et 2020. Cela ne correspond pas à la croissance de la surface de plancher, qui était inférieure à 2 % au cours des quatre mêmes années. L’Ontario et l’Alberta combinés représentent 94 % (ou 94 PJ) de la croissance du gaz naturel et 86 % de l’augmentation totale de la consommation d’énergie depuis 2016. (Statistique Canada enquête sur ces chiffres).

Consommation d’énergie Consommation d’énergie

Entre 2000 et 2020, la contribution du secteur au PIB a augmenté de près de 55 %, et la surface au sol de 27 %. Dans le même temps, sa consommation d’énergie a augmenté de 23 %, passant de 990,3 à 1 215,5 PJ (incluant l’éclairage des voies publiques). Les émissions de GES associées, y compris les émissions liées à l’électricité, ont diminué d’environ 8 %.

En 2020, le gaz naturel et l’électricité étaient les principales sources d’énergie utilisées dans ce secteur, représentant respectivement 53 % et 43 % de la consommation totale d’énergie. L’électricité était la principale source d’énergie pour l’éclairage, la climatisation des locaux et les moteurs et équipements auxiliaires. Le gaz naturel était la principale source d’énergie pour le chauffage des locaux et de l’eau. Le gaz naturel et le propane ont également été utilisés dans de faibles proportions pour fournir de l’énergie aux équipements auxiliaires, tels que le propane utilisé pour les fours et le gaz naturel utilisé pour les services de refroidissement des locaux.

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon la source d’énergie et la surface de plancher, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020
Électricité 376,43 520,65
Gaz naturel 504,09 639,71
Mazout léger et kérosène 55,66 20,30
Mazout lourd 17,95 0,25
Vapeur 0,31 0,43
Autres Note * 35,86 34,20
Surface de plancher (millions de m2) 601,1 760,6
L’expansion rapide des nouvelles technologies électroniques a augmenté l’utilisation d’équipements dans tous les sous-secteurs commerciaux et institutionnels au Canada depuis 2000.

Le chauffage des locaux est resté la principale utilisation finale dans le secteur. Cependant, les équipements auxiliaires ont connu la plus forte augmentation de la consommation d’énergie (110 %) et ont été responsables de 43 % de la variation globale de la consommation d’énergie du secteur, en raison de l’informatisation croissante de toutes les activités de ce secteur, y compris les équipements médicaux. La consommation d’énergie pour l’éclairage a augmenté de 28 % et a été à l’origine de 17 % de la variation totale. La consommation d’énergie pour le chauffage des locaux a augmenté de 14 %, mais a été responsable de 38 % de la variation totale.

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon l’utilisation finale, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020
Chauffage des locaux 603,1 687,8
Éclairage 134,4 172,4
Équipement auxiliaire 87,3 183,8
Chauffage de l’eau 58,5 68,2
Moteurs auxiliaires 54,6 42,6
Climatisation des locaux 45,5 54,8
Éclairage des voies publiques 6,9 6,0

En 2020, les bureaux représentaient 33 % de la consommation d’énergie, soit la part la plus importante. Ce sous-secteur comprend l’administration publique et les activités liées aux finances et aux assurances; l’immobilier, les services de location et de location à bail; les services professionnels, scientifiques et techniques; et les autres bureaux. Les services de soins de santé et d’assistance sociale représentaient 18 %, le commerce de détail 15 % et les services éducatifs 13 % – ce sont les utilisateurs suivants. Ensemble, ces activités représentaient plus des trois quarts de la consommation totale d’énergie du secteur.

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Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d’activité, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020
Bureaux 329,6 403,0
Commerce de détail 160,8 179,1
Services d’enseignement 127,1 154,2
Soins de santé et assistance sociale 117,3 212,1
Hébergement et services de restauration 70,7 86,5
Commerce de gros 62,5 62,1
Transport et entreposage 49,1 44,6
Arts, spectacles et loisirs 25,1 26,7
Industrie de l’information et industrie culturelle 21,2 23,6
Autres services 20,0 17,5
Plus de treize millions de personnes travaillaient dans le secteur commercial et institutionnel du Canada. Note 2

Plusieurs facteurs contribuent à la croissance de la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel, notamment l’augmentation de la surface de plancher, du PIB et du nombre d’employés.

Des gains ont été réalisés sur le plan de l’efficacité énergétique en ce qui a trait à la consommation d’énergie totale par surface de plancher. Cependant, cette amélioration a été contrecarrée par la hausse des besoins énergétiques de l’équipement auxiliaire. Au cours de la période à l’étude, on observe non seulement une hausse globale de l’informatisation en milieu de travail, mais aussi une augmentation du nombre réel d’appareils requis par employé.

Intensité énergétique Intensité énergétique

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Intensité énergétique selon le type d’activité, 2000 et 2020 (GJ/m2)

2000 2020
Bureaux 1,36 1,29
Transport et entreposage 1,46 1,34
Autres services 1,51 1,41
Commerce de gros 1,52 1,38
Services d’enseignement 1,61 1,44
Canada 1,64 1,59
Commerce de détail 1,73 1,54
Industrie de l’information et industrie culturelle 1,79 1,60
Arts, spectacles et loisirs 1,83 1,55
Hébergement et services de restauration 2,50 2,14
Soins de santé et assistance sociale 2,66 3,37
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Intensité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel, 2000–2020 (GJ/m2)

Année Intensité énergétique (GJ/m2)
2000 1,64
2001 1,60
2002 1,67
2003 1,69
2004 1,63
2005 1,56
2006 1,44
2007 1,47
2008 1,47
2009 1,44
2010 1,39
2011 1,44
2012 1,36
2013 1,40
2014 1,46
2015 1,43
2016 1,46
2017 1,55
2018 1,60
2019 1,66
2020 1,59

Le secteur a connu une baisse de 3 % de l’intensité énergétique définie comme la consommation d’énergie par unité de surface de plancher (GJ/m2). En 2020, les types d’activités les plus énergivores étaient les services de santé et l’assistance sociale, avec 3,4 GJ/m2. Ce niveau de consommation d’énergie peut être attribué en partie à la nature énergivore des activités de ce sous-secteur, y compris les longues heures d’ouverture, ainsi qu’à l’utilisation de nouvelles technologies, qui nécessitent davantage d’équipement électronique. En outre, en 2020, la consommation d’énergie dans ce sous-secteur augmentera considérablement en raison des exigences sanitaires imposées par la COVID-19.

En outre, l’intensité de la consommation d’énergie a diminué de 21 % lorsqu’elle est mesurée par rapport à l’activité économique (PJ/$ PIB).