Consommation d’énergie dans le secteur des transports

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Photo de modes de transports

L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l’année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d’adapter les rapports sur les données relatives à l’utilisation énergétique du Canada en fonction des changements faits par l’Agence internationale de l’énergie.

Faits saillants

Grâce aux améliorations réalisées sur le plan de l’efficacité énergétique depuis 2000, en 2020 :
  • L’efficacité énergétique dans le secteur des transports s’est améliorée de 19 %, ce qui a permis aux Canadiens d’économiser 417,3 PJ en énergie et 11,0 milliards de dollars en coûts.
  • La consommation d’énergie du secteur des transports a augmenté de 4 %. Cette hausse aurait été de 18 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • Les Canadiens ont évité 28,8 mégatonnes (Mt) d’émissions de gaz à effet de serre.
  • Transport des voyageurs

    • L’efficacité énergétique s’est améliorée de 14 %, ce qui s’est traduit par des économies de 178,5 PJ en énergie et de 4,5 milliards de dollars en coûts.
    • La consommation d’énergie du sous-secteur du transport de passagers a diminué de 11 %, mais serait restée au même niveau sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
    • L’efficacité énergétique a permis d’éviter 12,0 Mt d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

    Transport des marchandises

    • L’efficacité énergétique s’est améliorée de 26 %, ce qui s’est traduit par des économies de 238,7 PJ en énergie et de 6,5 milliards de dollars en coûts.
    • La consommation d’énergie du sous-secteur du transport des marchandises a augmenté de 22 %, mais aurait augmenté de 48 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
    • L’efficacité énergétique a permis d’éviter 16,9 Mt d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Aperçu Aperçu – Consommation d’énergie

Le secteur des transports est un secteur diversifié qui englobe plusieurs modes de transport : routier, aérien, ferroviaire et maritime. Au Canada, ces modes de transport servent à la fois pour les voyageurs et les marchandises.

En 2020, les Canadiens (les particuliers et les entreprises) ont dépensé 62,1 milliards de dollars en carburant pour le transport, ce qui représentait près de 1,5 fois les dépenses en énergie du secteur industriel. Ce résultat est attribuable au coût beaucoup plus élevé des carburants utilisés pour le transport par rapport à celui des autres sources d’énergie utilisées dans le secteur industriel et les autres secteurs.

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Version textuelle

Consommation d’énergie dans le secteur des transports par sous-secteur, 2020

Pourcentage
Transport des voyageurs 47,9
Transport des marchandises 46,8
Transport hors-route 5,3
Les modes de transport des voyageurs ont compté pour 48 % de la consommation totale d’énergie, alors que la part du sous-secteur du transport des marchandises était de 47 %. Le reste, soit 5 %, a été consommé par les véhicules hors route Note 1 .
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Version textuelle

Consommation d’énergie selon le mode de transport, 2020

Pourcentage
Routier (voyageurs) 41
Routier (marchandises) 39
Hors-route 5
Aérien 7
Ferroviaire 4
Maritime 3

Consommation d’énergie Consommation d’énergie du secteur des transports

Entre 2000 et 2020, la consommation totale d’énergie pour le secteur des transports a augmenté de 4 %, passant de 2 265,9 à 2 365,7 PJ, et les émissions connexes de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 2 %, passant de 160,1 à 163,3 Mt.

Parmi les sous-secteurs, le transport des marchandises a représenté 82 % de l’augmentation de la consommation d’énergie du secteur des transports. Les 18% de l’augmentation restante sont entièrement attribuable aux véhicules hors-routes. Le transport des passagers à quant à lui connu une baisse de 11% de la consommation d’énergie, une conséquence attribuable à la COVID-19.

Le transport des marchandises a principalement contribué à la hausse de la demande en carburant diesel.
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Version textuelle

Consommation d’énergie dans le secteur des transports selon la source d’énergie (pétajoules), années sélectionnées

2000 2005 2010 2020
Essence automobile 1 283 1 377 1 462 1 369
Carburant diesel 660 750 821 775
Carburants d’aviation Note * 240 258 229 166
Autres Note * 83 100 104 55

Au cours de la période de 2000 à 2020, la consommation de diesel a augmenté de 17 % en raison notamment de l’utilisation croissante des camions moyens et lourds sur les routes canadiennes. Par ailleurs, la consommation d’essence automobile, incluant l’éthanol, a également augmenté de 7 %, dont 69 % est attribuable au transport des marchandises et 31 % à l’utilisation des véhicules hors routes.

Vers la fin des années 1970, le gouvernement canadien a proposé des cibles volontaires à l’industrie des véhicules. Entre 1978 et 1985, les normes de rendement visant les voitures sont passées de 13,1 L/100 km à 8,6 L/100 km et n’ont pas vraiment changé jusqu’en 2010, car aucune norme stricte de rendement du carburant n’était mise en place. Les cibles pour les camions légers ont été introduites en 1990, entraînant une amélioration du rendement de 11,8 L/100 km à 10,0 L/100 km en 2010.

En octobre 2010, le gouvernement canadien a approuvé le Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers , qui a pour but d’atteindre une diminution des émissions de CO2 variant de 12 à 19 %, selon la catégorie de véhicules légers.

Pour les véhicules de transport des voyageurs des années 2017 à 2025, la cible d’émission d’équivalent CO2 applicable à l’empreinte carbone du véhicule a diminué de 5 % en moyenne par an, en prenant les normes de l’année modèle 2016 comme référence et en appliquant ce taux chaque année, jusqu’à l’année de modèle 2025 inclusivement. La plupart des camions légers ont de plus grandes difficultés en matière d’émissions d’équivalent CO2 que les véhicules classiques de transport de passagers en raison de leurs caractéristiques (poids remorqué, espace de stockage, siège passager supplémentaire). Par conséquent, les valeurs cibles pour les émissions d’équivalent CO2 des camions légers de 2017 à 2021 ont été diminuées par un taux annuel de 3,5 %. Au cours des dernières années, des initiatives et des règlements ont été mis de l’avant pour tous les autres modes de transport afin d’améliorer les avancées technologiques, accroître l’efficacité énergétique et à améliorer le rendement des modes de transport.

L’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur des transports a permis de réaliser des économies de 11 milliards de dollars pour les Canadiens en 2020.

Consommation d’énergie dans le secteur des transports, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d’énergie dans le secteur des transports, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 2 157 2 157
2001 2 136 2 163
2002 2 161 2 217
2003 2 231 2 299
2004 2 311 2 392
2005 2 353 2 447
2006 2 333 2 494
2007 2 425 2 569
2008 2 411 2 563
2009 2 403 2 519
2010 2 487 2 669
2011 2 490 2 703
2012 2 517 2 750
2013 2 565 2 831
2014 2 522 2 860
2015 2 505 2 925
2016 2 500 3 023
2017 2 581 3 103
2018 2 682 3 135
2019 2 712 3 199
2020 2 218 2 635

Entre 2000 et 2020, l’efficacité énergétique du secteur s’est améliorée de 19 %, ce qui s’est traduit par des économies d’énergie de 417,3 PJ en 2020. Ces économies se traduisent par une amélioration de l’efficacité énergétique du transport des voyageurs de 178,5 PJ et du transport des marchandises de 238,7 PJ.

Voyageurs Consommation d’énergie du secteur des transports des voyageurs

infographie du secteur des transports des voyageurs
Version textuelle

Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie liée au transport de passagers

2000 2019
Total de véhicules (millions) 15,5 23,6
Camions légers (%) 29,1 44,9
Moyenne par véhicule (Km/an) 18 213 15 033
V-km parcourus (milliards) 456,4 579,2
Véhicule par personne âgée de 18 ans et plus 0,66 0,79
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Version textuelle

Consommation d’énergie selon le mode de transport des voyageurs, 2020

Pourcentage
Voitures 34,3
Camions légers 40,5
Motocyclettes 0,4
Transport aérien 21,8
Transport ferroviaire 0,1
Autobus et transport urbain 2,9
Les véhicules légers (petites voitures, grosses voitures, camions légers et motocyclettes) représentaient les principaux moyens de transport utilisés par les Canadiens pour le transport des voyageurs Note 2 . Les transports aérien, ferroviaire, par autocar et par autobus ont aussi été utilisés, mais dans une moindre mesure. La mesure de l’activité de ces modes de déplacement est le voyageur-kilomètre (v-km).

Le nombre de véhicules par personne âgée de 18 ans et plus a augmenté légèrement au cours des vingt dernières années. En 2020, on peut constater une diminution de plus de 20 % des nouveaux enregistrements de véhicules passagers par rapport à 2019.

La distance en v-km Note 3 parcourue par les véhicules légers (excluant le transport urbain et les autocars) a augmenté en moyenne de 0,3 % par an. Toutefois, la distance parcourue en v-km liée au transport urbain et aux autocars a augmenté en moyenne de 1,1 % par année entre 2000 et 2020.

Par conséquent, la part de marché du transport en commun a augmenté au cours des 20 dernières années. Au cours de cette période, la consommation d’énergie se rapportant au transport des voyageurs a diminué de 11 %, passant de 1 275,4 PJ à 1 134,1 PJ, et les émissions de GES connexes ont diminué de 15 %, passant de 89,4 Mt à 76,3 Mt.

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Version textuelle

Consommation d’énergie liée au transport des voyageurs selon le type de carburant, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020
Essence automobile 971,5 917,0
Carburant diesel 59,0 46,6
Carburants d’aviation Note * 232,0 156,7
Autres Note * 13,0 13,8
Entre 2000 et 2020, la combinaison des carburants utilisés dans le sous-secteur du transport des voyageurs est demeurée relativement constante. Cependant, en 2020, l’ensemble des sous-secteurs ont été significativement touché par la COVID-19. La part relative de l’utilisation des carburants a donc subit une variation plus importante mais devrait retrouver son équilibre en 2023. L’essence automobile a constitué la principale source d’énergie, représentant 81 % de la combinaison de carburants en 2020.
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Version textuelle

Consommation d’énergie liée au transport des voyageurs selon le mode, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020 Croissance/réduction (%)
Transport ferroviaire 3,0 1,1 -63,2
Transport aérien 232,0 156,7 -32,4
Autobus et transport urbain 50,3 43,1 -14,3
Motocyclettes 2,5 5,0 104,0
Camions légers 362,3 533,3 47,2
Voitures 625,5 394,9 -36,9

Un nombre croissant de Canadiens ont acheté des camions légers (incluant des fourgonnettes et des VUS) plutôt que des voitures qui présentent souvent une meilleure cote quant à la consommation de carburant. En 2020, les ventes de camions légers ont représenté 68 % de l’ensemble des ventes de véhicules neufs servant au transport des voyageurs, comparativement à 36 % en 2000. Ce changement, caractérisé par un mouvement d’abandon des voitures en faveur des camions légers, a entraîné une forte augmentation de la consommation d’énergie pour le transport des voyageurs. Entre 2000 et 2020, la consommation d’énergie associée à l’utilisation des camions légers a augmenté plus rapidement que celle associée à tout autre mode de transport pour les voyageurs, soit une hausse de 47 % (à l’exception des motocyclettes qui représente une part marginale de consommation).

Le transport aérien, un mode de transport d’une popularité croissante, a été durement impacté par la COVID-19 en 2020. Il y a eu une baisse notable de l’activité de 41 % en v-km parcourus, ayant pour conséquence une baisse de la consommation d’énergie de 32 %.

Marchandises Consommation d’énergie du secteur des transports des marchandises

infographie du secteur des transports des marchandises
Version textuelle

Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie liée au transport des marchandises

2000 2019
Total de camions de marchandises (millions) 2,5 5,7
Camions lourds 301 000 489 000
Moyenne pour les camions lourds (Km/an) 93 281 86 631
T-km parcourus (milliards) 240,1 368,4
Litres de carburant utilisés par camion 7 700 5 000

Au Canada, le sous-secteur du transport des marchandises comprend quatre modes de transport : routier, aérien, maritime et ferroviaire. Le transport par camion est subdivisé en trois types : camion léger, camion moyen et camion lourd. La consommation d’énergie pour le transport des marchandises est liée aux tonnes-kilomètres (t-km) Note 4 .

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Version textuelle

Consommation d’énergie liée au transport des marchandises selon le mode, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020 Croissance/réduction (%)
Transport maritime 108,2 74,0 -31,6
Transport ferroviaire 81,5 90,5 11,0
Transport aérien 8,1 9,5 16,7
Camions lourds 408,2 454,1 11,3
Camions moyens 157,1 269,6 71,6
Camions légers 145,8 209,1 43,4

De 2000 à 2020, la consommation d’énergie liée au transport des marchandises a augmenté de 22 %. Il en a résulté une hausse de 21 % des émissions de GES connexes, passant de 64,8 Mt en 2000 à 78,2 Mt en 2020.

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Version textuelle

Consommation d’énergie liée au transport des marchandises selon le type de carburant, 2000 et 2020 (pétajoules)

2000 2020
Essence automobile 229 323
Carburant diesel 601 729
Mazout lourd 61 35
Autres Note * 17 15

La combinaison des carburants utilisés pour le transport des marchandises est demeurée relativement constante entre 2000 et 2020. Le diesel a été la principale source d’énergie, représentant 66 % du total des carburants consommés pour le transport des marchandises.

La livraison juste à temps stimule la demande pour le transport par camion lourd Note 5 .

L’utilisation de véhicules de transport comme entrepôts virtuels nécessite un système de transport « à temps » et très efficace. Entre 2000 et 2020, le nombre de camions lourds a augmenté de 64 %. Cette nouvelle tendance du transport des marchandises a entraîné une hausse de l’activité. Les camions lourds ont transporté 294,7 milliards de t-km en 2020, soit une hausse de 46 % par rapport à 2000.

Malgré la forte augmentation du nombre de camions, le transport ferroviaire demeure le principal mode de transport des marchandises au Canada.

Pour de nombreuses marchandises, comme le charbon et les céréales, les camions ne représentent pas un mode de transport efficace. Les transports ferroviaire et maritime continuent plutôt d’être privilégiés. Ils occupent ainsi une place très importante de l’activité du secteur du transport des marchandises. Le transport ferroviaire conserve la première place sur le plan des t-km de marchandises transportées avec 420,2 milliards de t-km en 2020, soit 30 % plus qu’en 2000.

Voyageurs Intensité énergétique du secteur des transports des voyageurs

Entre 2000 et 2020, l’intensité énergétique a diminué de 10 %, passant de 2,0 MJ/v-km parcouru à 1,8 MJ/v-km. L’amélioration du rendement du carburant pour véhicule est la principale raison de cette diminution. Le rendement moyen du carburant se mesure par la quantité de litres consommés pour parcourir une distance de 100 km (L/100 km).

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Version textuelle

Intensité énergétique liée au transport des voyageurs selon le mode, 2000 et 2020 (MJ/v-km)

2000 2020 Croissance/réduction (%)
Transport ferroviaire 1,9 4,6 141,9
Transport aérien 2,0 2,2 10,3
"Autobus ettransport urbain" 1,1 0,7 -31,1
Motocyclettes 1,5 1,5 3,0
Camions légers 2,5 2,1 -16,1
Voitures 2,0 1,7 -14,3

L’ensemble des modes de transport sur route, à l’exception des motocyclettes, ont connu une réduction de l’intensité énergétique. Par ailleurs, la grande baisse d’achalandage du transport aérien et ferroviaire a eu pour conséquence qu’un moins grand nombre de personnes voyageaient par km parcouru. L’intensité de ces deux modes a donc augmenté respectivement de 10 % et de 142 %.

Marchandises Intensité énergétique du secteur des transports des marchandises

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Version textuelle

Intensité énergétique liée au transport des marchandises selon le mode, 2000 et 2020 (MJ/t-km)

2000 2020 Croissance/réduction (%)
Transport maritime 0,5 0,4 -31,4
Transport ferroviaire 0,3 0,2 -14,8
Transport aérien 3,5 3,8 10,2
Camions lourds 2,0 1,7 -14,5
Camions moyens 7,8 5,7 -26,6
Camions légers 8,3 6,7 -19,4

Depuis 2000, tous les modes de transport des marchandises sont devenus plus efficaces sur le plan de la consommation d’énergie, en fonction du nombre de t-km. Cependant, en 2020, le transport aérien s’est vu grandement affecté et a vu son intensité énergétique augmenté de 10% comparativement à 2000. Due à la COVID-19, il s’est avéré très difficile d’optimiser la quantité de marchandise transportée par avion. Globalement, l’intensité énergétique du secteur a diminué légèrement de 3 % au cours de cette période, passant de 1,17 MJ/t-km à 1,14 MJ/t-km parcouru.

Voyageurs Efficacité énergétique du secteur des transports des voyageurs

Évaluation de l’effet de l’efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie du secteur aurait augmenté de 3 % au lieu de diminuer de 11 %.

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Version textuelle

Incidence de l’activité, de structure et de l’efficacité énergétique sur la variation de la consommation d’énergie dans le transport des voyageurs, 2000–2020 (pétajoules)

Pétajoules
Variation globale de la consommation d’énergie -141,3
Effet de l’activité 10,8
Effet de structure 30,4
Effet de l’efficacité énergétique -178,5
Autres Note * -4,0

Divers facteurs ayant une incidence sur la variation de la consommation énergétique :

  • Effet de l’activité – L’effet de l’activité (c.-à-d. le nombre de v-km parcourus) a entraîné une hausse de la consommation d’énergie de 1 %, ou de 10,8 PJ et une augmentation des émissions de GES connexes de 0,7 Mt.
  • Effet de structure – Les variations dans la combinaison des modes de transport (c.-à-d., les parts relatives des v-km attribuées aux transports aériens, ferroviaire et routier) sont utilisées pour mesurer les changements de la structure. Ainsi, un changement global de structure entraînerait une diminution (ou une augmentation) de la consommation d’énergie si la part relative d’un mode plus (ou moins) efficace augmente en importance par rapport aux autres. Les parts relatives des v-km parcourus ont augmenté fortement pour le transport aérien des voyageurs et les camions légers. L’effet global de la structure s’est avéré positif, étant donné l’engouement croissant pour les fourgonnettes et les VUS, qui sont plus énergivores que les autres modes de transport. Par conséquent, les analyses montrent une hausse de 30,4 PJ de la consommation d’énergie et de 2,0 Mt des émissions de GES connexes attribuables à l’effet de la structure.
  • Effet du niveau de service – Il n’y a aucun effet du niveau de service.
  • Effet des conditions météorologiques – Il n’y a aucun effet des conditions météorologiques.
  • Effet de l’efficacité énergétique – L’amélioration de 14 % de l’efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d’énergie de 178,5 PJ et les émissions de GES de 12,0 Mt. Le segment des véhicules légers (automobiles, camions légers et motocyclettes) lié au transport des voyageurs a représenté 96 % de ces économies.

Consommation d’énergie dans le transport des voyageurs, avec et sans ’améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d’énergie dans le transport des voyageurs, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 1 248 1 248
2001 1 221 1 251
2002 1 264 1 287
2003 1 272 1 293
2004 1 292 1 326
2005 1 312 1 360
2006 1 288 1 366
2007 1 325 1 420
2008 1 295 1 418
2009 1 293 1 430
2010 1 318 1 475
2011 1 316 1 495
2012 1 340 1 506
2013 1 370 1 534
2014 1 338 1 526
2015 1 366 1 572
2016 1 400 1 630
2017 1 423 1 674
2018 1 473 1 719
2019 1 489 1 752
2020 1 111 1 290

L’amélioration de l’efficacité énergétique de 14 % liée au transport des voyageurs a permis aux Canadiens de réaliser des économies de 4,5 milliards de dollars en 2020.

Marchandises Efficacité énergétique du secteur des transports des marchandises

Évaluation de l’effet de l’efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie du secteur aurait augmenté de 48 % au lieu de 22 %.

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Version textuelle

Incidence des effets de l’activité, de structure et de l’efficacité énergétique sur la variation de la consommation d’énergie dans le transport des marchandises, 2000–2020 (pétajoules)

Pétajoules
Variation globale de la consommation d’énergie 197,8
Effet de l’activité 245,0
Effet de structure 191,6
Effet de l’efficacité énergétique -238,7

Divers facteurs ayant une incidence sur la variation de la consommation d’énergie :

  • Effet de l’activité – L’effet de l’activité (c.-à-d., le nombre de t-km transportées) a entraîné une hausse de la consommation d’énergie de 27 % ou de 245,0 PJ et des émissions de GES connexes de 17,3 Mt. Cette hausse du nombre de t-km transportées est principalement attribuable à une augmentation de 42 % de l’activité des camions et de 30% du transport ferroviaire des marchandises.
  • Effet de structure – Les variations dans la combinaison des modes de transport (c.-à-d., la part relative des t-km attribuée aux transports aérien, maritime, ferroviaire et routier) sont utilisées pour mesurer les changements de la structure. Ainsi, un changement global de structure entraînerait une diminution (ou une augmentation) de la consommation d’énergie si la part relative d’un mode plus (ou moins) efficace augmente en importance par rapport aux autres. Le changement entre les modes découle de l’augmentation de la part relative des marchandises transportées par camions par rapport aux autres modes. L’effet global de la structure s’est avéré positif étant donnée la croissance des échanges entre le Canada et les États-Unis et de la livraison « juste à temps » exigée par les clients contribuant ainsi à une utilisation accrue des modes de transport routier, plus énergivores que les autres par t-km. Ainsi, les analyses montrent une hausse de 191,6 PJ de la consommation d’énergie et de 13,5 Mt des émissions de GES connexes attribuables à l’effet de la structure.
  • Effet du niveau de service – Il n’y a aucun effet du niveau de service.
  • Effet des conditions météorologiques – Il n’y a aucun effet des conditions météorologiques.
  • Effet de l’efficacité énergétique – L’amélioration de 26 % de l’efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d’énergie de 238,7 PJ et les émissions de GES de 16,9 Mt. Le segment des véhicules routiers (camions légers, camions moyens et camions lourds) lié au transport des marchandises a représenté 82 % de ces économies.

Consommation d’énergie dans le transport des marchandises, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

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Version textuelle

Consommation d’énergie dans le transport des marchandises, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)

Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique
2000 909 909
2001 914 912
2002 897 929
2003 959 1 006
2004 1 018 1 065
2005 1 041 1 087
2006 1 046 1 128
2007 1 100 1 149
2008 1 115 1 146
2009 1 109 1 089
2010 1 169 1 194
2011 1 174 1 208
2012 1 176 1 243
2013 1 195 1 296
2014 1 183 1 335
2015 1 139 1 353
2016 1 100 1 392
2017 1 158 1 429
2018 1 210 1 416
2019 1 223 1 447
2020 1 107 1 346

L’amélioration de l’efficacité énergétique liée au transport des marchandises a générée des économies de 6,5 milliards de dollars en 2020. Une inversion de la courbe de tendance peut être observée en 2009. Ce phénomène peut être expliqué par la récession économique de 2008-2010 qui a particulièrement touchée l’efficacité de transport de marchandises. Les camions moyens et lourds continuaient à circuler en transportant beaucoup moins de marchandises, augmentant ainsi la consommation d’essence par t-km.