Évolution de l’efficacité énergétique au Canada
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L’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l’année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d’adapter les rapports sur les données relatives à l’utilisation énergétique du Canada en fonction des changements faits par l’Agence internationale de l’énergie.
Faits saillants
- L’efficacité énergétique s’est améliorée de 12,8 %, ce qui a permis aux Canadiens d’économiser 846,6 PJ en énergie et 20,7 milliards de dollars en coûts. La consommation d’énergie secondaire (demande d’énergie finale) au Canada a augmenté de 9,6 %. Elle aurait augmenté de 20,2 % sans amélioration de l’efficacité énergétique.
- L’efficacité énergétique a permis d’éviter 45,5 Mt d’émissions de GES.
- L’intensité énergétique par unité de Produit Intérieur Brut (PIB) du Canada s’est améliorée de 21,3 %.
Incidences économiques de la COVID-19 en 2020
La pandémie a eu un impact négatif sur l’économie canadienne, ce qui a mené à une croissance du taux de chômage et une forte baisse du PIB. Les données suivantes démontrent la gravité des impacts de la COVID-19.
Les changements annuels en 2020 par rapport à 2019
- La consommation totale d’énergie secondaire a diminué de 8,9 %.
- Le PIB a diminué de 5 %.
- Le taux d’emploi total a reculé de 5,6 %. Le secteur des services a contribué à hauteur de 82,5 % à la perte totale d’emploi.
- Le taux de chômage est passé de 5,7 % l’année précédente à 9,7 %.
Consommation d’énergie
En vertu de la Loi sur l’efficacité énergétique , l’Office de l’efficacité énergétique a pour mandat de mesurer, d’analyser et de faire rapport sur les changements à la demande d’énergie secondaire (c.-à-dire les améliorations de l’efficacité énergétique) dans un rapport annuel au Parlement.
Consommation d’énergie primaire et secondaire (consommation d’énergie finale d’énergie) par secteur, 2020
Version textuelle
Consommation d’énergie primaire et secondaire (demande finale d’énergie) par secteur, 2020
| Pourcentage | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pertes d’énergie, utilisation non énergétique (matières premières), consommation du producteur, et pipelines | 29 | ||||||||||
| Consommation d’énergie secondaire | 71 | ||||||||||
|
|||||||||||
L’énergie secondaire (ou à usage final) est l’énergie utilisée directement par les consommateurs finaux dans divers secteurs de l’économie. Ce type d’énergie comprend l’électricité, le gaz naturel et les produits pétroliers raffinés nécessaires pour chauffer et refroidir les maisons ou les entreprises dans les secteurs résidentiel, commercial et institutionnel, l’énergie utilisée par les véhicules dans le secteur des transports et l’énergie nécessaire pour faire fonctionner les machines dans les secteurs industriel et agricole. La consommation d’énergie secondaire représentait 71,5 % de la consommation d’énergie primaire en 2020, ce qui équivaut à 8 817,7 PJ.
L’énergie primaire (ou totale) englobe les besoins totaux de tous les utilisateurs d’énergie, y compris la consommation d’énergie secondaire. La consommation d’énergie primaire désigne l’énergie nécessaire à la transformation d’une forme d’énergie en une autre (p. ex. charbon en électricité). L’énergie utilisée pour acheminer l’énergie au consommateur (par exemple par l’intermédiaire d’un pipeline) est également incluse. De plus, il comprend l’énergie utilisée pour alimenter les procédés de production industrielle (p. ex. le gaz naturel utilisé comme matière première par les industries chimiques). En 2020, la quantité totale d’énergie primaire consommée était de 12 339,1 PJ.
Version textuelle
Consommation d’énergie secondaire par secteur, 2020
| Répartition de la consommation d’énergie | Pourcentage |
|---|---|
| Résidentiel | 16,2 |
| Commercial et institutionnel | 13,8 |
| Industriel | 39,9 |
| Transports | 26,8 |
| Agricole | 3,3 |
Le secteur industriel a utilisé 3 518,2 PJ d’énergie, ce qui représentait 40 % de la consommation totale d’énergie secondaire du Canada, la plus consommée par n’importe quel secteur. Le secteur des transports a connu la deuxième plus forte consommation d’énergie (2 365,7 PJ). Historiquement, pour la période 2000-2019, la part moyenne du secteur des transports dans la consommation d’énergie était d’environ 29 %, mais en 2020, ce secteur a été significativement impacté par la COVID-19. Par conséquent, la consommation d’énergie du secteur a diminué de 17,3 % par rapport aux niveaux de 2019. Cette diminution de 496 PJ a fait chuter sa part à un niveau historiquement bas de 26,8 %.
Version textuelle
Consommation d’énergie secondaire selon la source d’énergie, 2020
| Répartition de la consommation d’énergie | Pourcentage |
|---|---|
| Électricité | 21,8 |
| Gaz naturel | 32,5 |
| Essence automobile | 16,1 |
| Autres produits pétroliers | 14,9 |
| Essence d’aviation | 0,02 |
| Carburéacteur | 1,9 |
| Coke de pétrole et gaz de distillation | 4,9 |
| Déchets ligneux et liqueurs résiduaires | 3,8 |
| Autres sources d’énergie Note * | 3,3 |
| Bois de chauffage | 0,9 |
Version textuelle
Consommation d’énergie totale et croissance par secteur, 2000 et 2020 (pétajoules)
| 2000 | 2020 | Croissance/réduction (%) | |
|---|---|---|---|
| Résidentiel | 1 384,4 | 1 428,3 | 3,2 |
| Commercial et institutionnel | 990,3 | 1 215,5 | 22,7 |
| Industriel | 3 166,9 | 3 518,2 | 11,1 |
| Transports | 2 265,9 | 2 365,7 | 4,4 |
| Agricole | 234,6 | 290,0 | 23,6 |
| Ensemble de l’économie | 8 042,1 | 8 817,7 | 0,1 |
Intensité énergétique
L’intensité énergétique Note 1 compare l’énergie utilisée par rapport à la production du système, souvent en termes de production économique en termes de PIB. L’efficacité énergétique décrit l’efficacité de la conversion de l’énergie utilisée en énergie utile. L’amélioration de l’intensité énergétique mesure la réduction de l’énergie utilisée par unité de production économique (c’est-à-dire l’évolution de l’énergie/PIB).
Dans l’ensemble, les tendances en matière d’intensité énergétique et d’efficacité énergétique tendent à se comporter de la même façon, mais il s’agit de deux mesures nettement différentes de la performance Note 2 énergétique d’une économie. Par conséquent, les améliorations de l’intensité énergétique peuvent différer des améliorations de l’efficacité énergétique qui sont uniquement motivées par des changements technologiques ou des programmes d’efficacité. Par exemple, au cours de l’année 2020-2021 qui a suivi la pandémie, l’amélioration de l’intensité énergétique a augmenté de façon spectaculaire en raison d’une reprise économique rapide (croissance du PIB de 5 %), tandis que l’efficacité énergétique a diminué. Cet exemple souligne le défi que représente le fait d’aborder l’intensité énergétique du point de vue politique en raison de l’incapacité de contrôler les externalités qui auront une incidence sur l’indice.
Ressources naturelles Canada a développé une analyse de factorisation plus sophistiquée et internationalement reconnue afin d’estimer plus précisément les améliorations réelles de l’efficacité énergétique (voir la section Efficacité énergétique). Cette analyse désagrège les effets multiples sur la consommation d’énergie comme expliqué dans la section Efficacité énergétique.
Version textuelle
Utilisation finale de l’énergie, population canadienne et PIB, 2000–2020 (Indice 2000 = 1,0)
| Indice de la demande finale d’énergie | Indice du PIB total Note * | Indice de la population totale | |
|---|---|---|---|
| 2000 | 1,00 | 1,00 | 1,00 |
| 2001 | 0,97 | 1,02 | 1,01 |
| 2002 | 1,00 | 1,05 | 1,02 |
| 2003 | 1,03 | 1,07 | 1,03 |
| 2004 | 1,06 | 1,10 | 1,04 |
| 2005 | 1,05 | 1,13 | 1,05 |
| 2006 | 1,04 | 1,16 | 1,06 |
| 2007 | 1,08 | 1,19 | 1,07 |
| 2008 | 1,07 | 1,19 | 1,08 |
| 2009 | 1,04 | 1,16 | 1,10 |
| 2010 | 1,05 | 1,20 | 1,11 |
| 2011 | 1,09 | 1,23 | 1,12 |
| 2012 | 1,09 | 1,26 | 1,13 |
| 2013 | 1,12 | 1,29 | 1,14 |
| 2014 | 1,13 | 1,33 | 1,15 |
| 2015 | 1,13 | 1,34 | 1,16 |
| 2016 | 1,11 | 1,35 | 1,18 |
| 2017 | 1,15 | 1,40 | 1,19 |
| 2018 | 1,20 | 1,44 | 1,21 |
| 2019 | 1,20 | 1,47 | 1,23 |
| 2020 | 1,10 | 1,39 | 1,24 |
Au Canada, l’intensité énergétique s’est améliorée de 21,3 % entre 2000 et 2020, ce qui témoigne d’une amélioration significative de l’efficacité avec laquelle les Canadiens ont utilisé l’énergie pour produire le PIB.
Version textuelle
Intensité énergétique par habitant et par unité de PIB, 2000–2020 (Indice 2000 = 1,0)
| Intensité énergétique par habitant | Intensité énergétique par unité de PIB | |
|---|---|---|
| 2000 | 1,00 | 1,00 |
| 2001 | 0,96 | 0,96 |
| 2002 | 0,98 | 0,96 |
| 2003 | 1,00 | 0,96 |
| 2004 | 1,02 | 0,96 |
| 2005 | 1,00 | 0,93 |
| 2006 | 0,98 | 0,89 |
| 2007 | 1,01 | 0,91 |
| 2008 | 0,99 | 0,89 |
| 2009 | 0,95 | 0,90 |
| 2010 | 0,95 | 0,88 |
| 2011 | 0,98 | 0,89 |
| 2012 | 0,96 | 0,87 |
| 2013 | 0,98 | 0,87 |
| 2014 | 0,98 | 0,85 |
| 2015 | 0,97 | 0,84 |
| 2016 | 0,94 | 0,82 |
| 2017 | 0,96 | 0,82 |
| 2018 | 0,99 | 0,83 |
| 2019 | 0,98 | 0,82 |
| 2020 | 0,88 | 0,79 |
Efficacité énergétique
L’Agence Internationale de l’Énergie désigne l’efficacité énergétique comme le « premier carburant du développement économique ». L’efficacité énergétique présente de multiples avantages économiques et environnementaux, notamment en étant l’option la moins chère pour réduire les émissions de GES.
Version textuelle
Sommaire des facteurs ayant une incidence sur la variation de la consommation d’énergie, 2000–2020 (pétajoules)
| Pétajoules | |
|---|---|
| Variation globale de la consommation d’énergie | 775,6 |
| Effet de l’activité | 2 437,2 |
| Effet de structure | -987,2/td> |
| Effet du niveau de service | -78,5 |
| Effet des conditions météorologiques | 156,9 |
| Effet de l’efficacité énergétique | -846,6 |
| Autres Note * | 93,7 |
Ressources naturelles Canada (RNCan) isole et suit la quantité d’énergie économisée grâce à l’efficacité énergétique en identifiant et en mesurant d’autres facteurs qui influent sur la consommation d’énergie :
- L’effet de l’activité est l’augmentation de la consommation d’énergie causée par la croissance économique, qui a entraîné une augmentation de 2 437,2 PJ dans la consommation d’énergie et de 116,0 Mt dans les émissions de GES.
- L’effet de structure est la façon dont la composition changeante de l’économie influe sur la consommation d’énergie. Par exemple, certaines industries peuvent avoir des sous-secteurs en croissance qui sont plus ou moins gourmands en énergie que d’autres. Les changements structurels de l’économie canadienne ont entraîné une diminution de 987,2 PJ dans l’énergie et de 41,3 Mt dans les émissions de GES.
- L’effet météorologique mesure l’impact des températures plus chaudes ou plus froides sur la consommation d’énergie au fil du temps. En 2020, l’hiver a été plus chaud et l’été a été beaucoup plus chaud qu’en 2000, ce qui a entraîné une diminution de 78,5 PJ en énergie et de 3,2 Mt en émissions de GES.
- L’effet sur le niveau de services mesure l’utilisation accrue de l’équipement dans les maisons et les entreprises. Comme l’utilisation des technologies de l’information a augmenté dans l’ensemble des industries et des secteurs de l’économie, la consommation d’énergie a augmenté à la fois à la maison et au travail. Les changements dans le niveau de services ont entraîné une augmentation de 156,9 PJ dans la consommation d’énergie et de 6,4 Mt dans les émissions de GES.
- L’effet sur l’efficacité énergétique est le solde de l’évolution totale de la consommation d’énergie dans le temps (2000-2020) moins l’impact des facteurs mentionnés ci-dessus. En 2020, l’amélioration de 12,8 % de l’efficacité énergétique de l’économie canadienne a permis d’économiser 846,6 PJ dans l’énergie et d’éviter 45,5 Mt d’émissions de GES.
Tendances historiques des facteurs influant sur la consommation d’énergie finale, 2000–2020 (pétajoules)
Version textuelle
Tendances antérieures en matière de facteurs influant sur la consommation d’énergie finale, 2000–2020 (pétajoules)
| Effet de l’activité | Effet de structure | Effet des conditions météorologiques | Effet du niveau de service | Effet de l’efficacité énergétique | Autre | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2000 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 2001 | 18 | -56 | -84 | 12 | -119 | 0 |
| 2002 | 262 | -52 | 9 | 23 | -216 | -7 |
| 2003 | 430 | -109 | 25 | 33 | -155 | -1 |
| 2004 | 720 | -167 | -16 | 44 | -124 | 8 |
| 2005 | 892 | -241 | -16 | 55 | -299 | 19 |
| 2006 | 1 042 | -296 | -123 | 63 | -423 | 20 |
| 2007 | 1 205 | -326 | -10 | 67 | -298 | 39 |
| 2008 | 1 129 | -355 | 0 | 73 | -342 | 40 |
| 2009 | 863 | -465 | 10 | 78 | -172 | -5 |
| 2010 | 1 248 | -428 | -95 | 83 | -410 | 27 |
| 2011 | 1 476 | -490 | -49 | 89 | -314 | 51 |
| 2012 | 1 806 | -704 | -127 | 97 | -390 | 45 |
| 2013 | 2 041 | -742 | -26 | 105 | -486 | 62 |
| 2014 | 2 242 | -805 | 46 | 113 | -594 | 70 |
| 2015 | 2 450 | -784 | -34 | 120 | -786 | 82 |
| 2016 | 2 531 | -704 | -62 | 127 | -1 113 | 90 |
| 2017 | 2 819 | -766 | -33 | 133 | -1 073 | 97 |
| 2018 | 3 024 | -845 | 40 | 140 | -879 | 113 |
| 2019 | 3 134 | -909 | 60 | 147 | -903 | 106 |
| 2020 | 2 437 | -987 | -79 | 157 | -847 | 94 |
De tous ces effets, une croissance régulière de l’activité a contribué le plus à l’augmentation de la consommation d’énergie. Toutefois, en 2020, l’effet d’activité montre une forte baisse de la consommation totale d’énergie dû à la COVID-19. L’effet de structure résultant d’un déplacement de la production vers des industries moins gourmandes en énergie (c.-à-d. les pâtes à papiers et les papiers) a également entraîné une baisse de la consommation d’énergie, surtout à partir de 2005.
L’amélioration de l’efficacité énergétique est constante depuis 2000. Toutefois, le taux d’amélioration a ralenti pendant la récession de 2008-2010, ce qui peut être attribué à un ralentissement de la croissance économique. Par exemple, moins de biens ont été livrés par le transport de marchandises, malgré le fait de parcourir la même distance qu’avant la récession. Plus récemment, le secteur industriel de 2018, et le secteur commercial de 2016, montrent un ralentissement de l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Le ralentissement de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel pourrait être causé par la capacité sous-utilisée des usines industrielles depuis 2018. En 2020 en particulier, les installations de fabrication ne fonctionnaient qu’à 72,6 % de capacité en raison de l’impact de la COVID-19; les plus faibles depuis la récession de 2008-2010.
Pour le secteur commercial et institutionnel, le ralentissement est attribuable à une augmentation plus rapide de la consommation énergétique que la croissance de l’activité, mesurée par la surface utile. Plus précisément, l’utilisation du gaz naturel a commencé à augmenter de manière significative à partir de 2016, brisant le niveau stable d’utilisation du gaz naturel d’environ 500 PJ par an au cours de la période 2000-2015. Durant cette période, le niveau d’activité (surface utile) a augmenté à un rythme beaucoup plus lent de 2 %. Ce décalage a entraîné le ralentissement de l’amélioration de l’efficacité énergétique depuis 2016 dans le secteur.
Consommation finale de l’énergie, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)
Version textuelle
Consommation d’énergie finale, avec et sans améliorations de l’efficacité énergétique, 2000–2020 (pétajoules)
| Consommation d’énergie avec amélioration de l’efficacité énergétique | Consommation d’énergie sans amélioration de l’efficacité énergétique | |
|---|---|---|
| 2000 | 8 042 | 8 042 |
| 2001 | 7 812 | 7 931 |
| 2002 | 8 061 | 8 277 |
| 2003 | 8 264 | 8 419 |
| 2004 | 8 505 | 8 629 |
| 2005 | 8 453 | 8 752 |
| 2006 | 8 326 | 8 749 |
| 2007 | 8 719 | 9 017 |
| 2008 | 8 587 | 8 929 |
| 2009 | 8 352 | 8 524 |
| 2010 | 8 466 | 8 876 |
| 2011 | 8 805 | 9 119 |
| 2012 | 8 770 | 9 160 |
| 2013 | 8 996 | 9 482 |
| 2014 | 9 114 | 9 708 |
| 2015 | 9 090 | 9 876 |
| 2016 | 8 912 | 10 024 |
| 2017 | 9 219 | 10 292 |
| 2018 | 9 635 | 10 514 |
| 2019 | 9 677 | 10 580 |
| 2020 | 8 818 | 9 664 |
Sans des améliorations significatives et continues de l’efficacité énergétique dans les secteurs de l’utilisation finale, la consommation d’énergie aurait augmenté de 20,2 % entre 2000 et 2020 au lieu de 10,5 %.
Émissions de GES
Version textuelle
Émissions de GES par secteur, 2020
| Répartition des GES | Pourcentage |
|---|---|
| Résidentiel | 12,6 |
| Commercial et institutionnel | 11,1 |
| Industriel | 36,4 |
| Transports | 35,9 |
| Agricole | 4,0 |
Jusqu’en 2019, le secteur des transports était le plus gros émetteur de GES, suivi par le secteur industriel, en raison de l’utilisation accrue de carburants à forte intensité d’émissions comme l’essence, le diesel et le mazout lourd. Toutefois, la tendance a été rompue en 2020, la consommation d’énergie dans les transports ayant diminué de façon significative en raison de la COVID-19. Le secteur industriel a représenté la plus grande part des émissions, soit 36,4 %, suivi par le secteur des transports, qui représentait 35,9 %, ce qui est un peu inférieur à sa moyenne de 38,0 % entre 2010 et 2019.
Version textuelle
Variation des émissions de GES par secteur, 2000 et 2020 (Mt éq. CO2)
| 2000 | 2020 | Croissance/réduction (%) | |
|---|---|---|---|
| Agricole | 15,6 | 18,0 | 15,3 |
| Transports | 160,1 | 163,3 | 2,0 |
| Industriel | 160,5 | 165,6 | 3,2 |
| Commercial et institutionnel | 55,2 | 50,5 | -8,5 |
| Résidentiel | 74,6 | 57,1 | -23,5 |
| Ensemble de l’économie | 466,0 | 454,5 | -2,5 |
Version textuelle
Réduction des GES par secteur, 2020 (Mt éq. CO2)
| Mt d’équivalent de CO2 | |
|---|---|
| Ensemble de l’économie | -45,5 |
| Résidentiel | -17,7 |
| Commercial et institutionnel | -3,4 |
| Industriel | 4,5 |
| Transports | -28,9 |
Le secteur des transports était le plus gros contributeur à 63,5 % des réductions totales en GES, en grande partie grâce à l’introduction continue de normes de rendement pour les véhicules de tourisme et les camionnettes. Précisément pour l’année 2020, en raison de la chute soudaine des activités de transport, la consommation totale d’énergie a diminué de -17,3 % par rapport à l’année précédente, ce qui a entraîné une diminution des émissions de GES. D’autres facteurs contributifs sont les programmes de sensibilisation et d’éducation qui augmentent l’efficacité énergétique grâce à l’entretien et à l’amélioration des habitudes de conduite.
Le secteur résidentiel a contribué à 38,9 % à l’ensemble des réductions en GES grâce à plusieurs mesures politiques, dont des codes du bâtiment améliorés, des normes minimales de performance énergétique pour les appareils électroménagers, des systèmes améliorés de surveillance de l’énergie et des rénovations domiciliaires.
Le secteur commercial/institutionnel a contribué à 7,5 % de réduction total en GES totale, tandis que le secteur industriel a compensé les émissions de GES de 10 % en raison de processus à forte intensité énergétique en 2020.