Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel

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Photo de maisons

L'Office de l'efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l'année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l'utilisation finale et de l'efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d'adapter les rapports sur les données relatives à l'utilisation énergétique du Canada en fonction des changements récemment faits par l'Agence internationale de l'énergie.

Faits saillants

Entre 2000 et 2018,
  • L’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel s’est améliorée de 28 % entre 2000 et 2018.
  • La consommation secondaire d’énergie (demande d’énergie finale) au Canada a augmenté de 8,4 % entre 2000 et 2018. Cette hausse aurait été de 36,1 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • Les Canadiens ont économisé 412 PJ en énergie et 7,8 milliards de dollars en coûts, en moyenne 44 $ par ménage par mois et évité 16,7 mégatonnes d’émission de GES en 2018 grâce aux améliorations en matière d’efficacité énergétique depuis 2000.
Les mesures d'amélioration de l'efficacité énergétique apportées dans le secteur comprennent des changements à l'enveloppe thermique des bâtiments (isolation, fenêtres, etc.), des comportements favorisant l'efficacité énergétique (utilisation des laveuses et des lave-vaisselle à pleine charge) et le rendement accru des divers appareils consommateurs d'énergie utilisés dans les bâtiments commerciaux et institutionnels, notamment les climatiseurs, les appareils ménagers, les générateurs d'air chaud et les ampoules.

Aperçu Aperçu

Principaux facteurs influençant la consommation d'énergie du secteur résidentiel

infographie secteur résidentiel
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Principaux facteurs influençant la consommation résidentielle de l'énergie

2000 2018
Personnes par ménage 2,6 2,5
Surface habitable (m2) 129,0 146,0
Ménages (millions) 11,7 14,8
Appareils par ménage 18,0 22,0
Surface de plancher occupée climatisée (%) 33% 48%

En 2018, la facture d'énergie des ménages canadiens s'élevait à 30,5 milliards de dollars. La majeure partie (81 %) de l'énergie était utilisée pour le chauffage des pièces et de l'eau. Les sources d'énergie les plus utilisées étaient le gaz naturel, l'électricité et le mazout de chauffage. Les autres sources d'énergie comprenaient le bois et le propane.

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Répartition de la consommation d'énergie dans le secteur résidentiel selon l'utilisation finale, 2018

Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel Pourcentage
Chauffage des pièces 64
Chauffage de l'eau 18
Appareils ménagers 13
Éclairage 3
Climatisation des pièces 2
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Répartition de la consommation d'énergie dans le secteur résidentiel selon la source d'énergie, 2018

Source d'énergie Pourcentage
Gaz naturel 46
Électricité 38
Bois 11
Mazout 4
Autres 1
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Intensité énergétique du secteur résidentiel par ménage et surface de plancher, 2000–2018

Intensité énergétique par ménage (GJ/ménage) Intensité énergétique par surface de plancher (GJ/m2)
2000 128 0,99
2001 121 0,94
2002 125 0,97
2003 124 0,95
2004 123 0,93
2005 119 0,90
2006 113 0,85
2007 120 0,90
2008 119 0,88
2009 114 0,85
2010 111 0,81
2011 116 0,84
2012 110 0,79
2013 113 0,81
2014 115 0,82
2015 110 0,77
2016 102 0,72
2017 104 0,71
2018 109 0,75

La consommation d'énergie par ménage et par unité de surface utile a considérablement diminuée en raison des améliorations de l'efficacité énergétique constatées dans toutes les utilisations finales et les différentes sources d'énergie du secteur résidentiel.

Efficacité énergétique Efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l'efficacité énergétique, la consommation d'énergie du secteur résidentiel aurait augmenté de 36,1 % au lieu de 8,4 %.

Pour évaluer l'amélioration de l'efficacité énergétique, il convient d'estimer :

  • la croissance du secteur résidentiel;
  • les variations de la composition des logements par type (effet de la structure);
  • la hausse du nombre d'appareils électroménagers et électroniques;
  • les conditions météorologiques;
  • d'autres facteurs.
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Incidence des effets de l'activité, de la structure, du niveau de service, des conditions météorologiques et de l'efficacité énergétique sur la variation de la consommation d'énergie dans le secteur résidentiel, 2000–2018

Pétajoules
Variation globale de la consommation d'énergie 125,3
Effet de l'activité 489,4
Effet de la structure -11,0
Effet du niveau de service 49,0
Effet des conditions météorologiques 10,2
Effet de l'efficacité énergétique -412,3
  • Effet de l'activité – Une augmentation de 27 % du nombre de ménages canadiens accompagnée d'une hausse de 14 % de la surface habitable a entraîné une augmentation de la consommation d'énergie chiffrée à 489,4 PJ et des émissions de GES de 20,0 Mt.
  • Effet de la structure – Les changements de la structure du secteur résidentiel reflètent principalement des changements de la composition des différents types de logements. Entre 2000 et 2018, la part des maisons individuelles attenantes a augmenté de 1,4 % au Canada, alors que la part des autres types de maisons a diminué en conséquence. Ce changement de la structure a entraîné une diminution de la consommation d'énergie de 11,0 PJ et des émissions de GES de 0,4 Mt.
  • Effet du niveau de service – Une augmentation du nombre d'appareils, y compris des appareils électroniques (p. ex. ordinateurs, consoles de jeu vidéo et systèmes audiovisuels domestiques) a entraîné une augmentation de la consommation d'énergie de 49 PJ et des émissions de GES de 2,0 Mt.
  • Effet des conditions météorologiques – En 2018, l'hiver a été légèrement plus chaud, et l'été a été bien plus chaud qu'en 2000, ce qui s'est traduit par une augmentation de la consommation d'énergie de 10,2 PJ et des émissions de GES de 0,4 Mt.
  • Effet de l'efficacité énergétique – L'amélioration de 28 % de l'efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d'énergie de 412 PJ, la facture d'énergie de 7,8 milliards de dollars et les émissions de GES de 16,7 Mt.

Les économies de 412 PJ découlant de l'efficacité énergétique compensent 77 % de l'incidence de l'augmentation de l'activité et du service.

Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018

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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018

Consommation d'énergie avec amélioration de l'efficacité énergétique Consommation d'énergie sans amélioration de l'efficacité énergétique
2000 1 491 1 491
2001 1 433 1 451
2002 1 505 1 547
2003 1 514 1 603
2004 1 516 1 618
2005 1 497 1 637
2006 1 443 1 595
2007 1 563 1 712
2008 1 568 1 755
2009 1 530 1 792
2010 1 490 1 720
2011 1 576 1 786
2012 1 508 1 747
2013 1 569 1 856
2014 1 615 1 933
2015 1 560 1 895
2016 1 464 1 892
2017 1 511 1 952
2018 1 617 2 029

Chauffage des pièces Chauffage des pièces

Le chauffage des pièces constituait la plus grande utilisation finale de l'énergie du secteur résidentiel et représentait 64 % de la consommation énergétique résidentielle totale. Le gaz naturel représentait plus de la moitié (53 %) des sources d'énergie utilisées pour le chauffage résidentiel. La meilleure pénétration du marché par les générateurs d'air chaud à haut rendement (représentant actuellement 33,1 % du stock d'équipement comparativement à 8,9 % en 2000) a contribué à l'amélioration notable de l'efficacité énergétique dans le secteur.

Le secteur a également connu une grande amélioration sur le plan de l'isolation et de l'étanchéisation de l'enveloppe du bâtiment ainsi que de la gestion de la consommation d'énergie grâce aux mesures suivantes :
  • l'installation de portes avec coupe-bise et de fenêtres à double vitrage;
  • le resserrement des exigences en matière d'étanchéisation à l'air;
  • le maintien des sous-sols, murs, plafonds et combles isolés;
  • l'utilisation de thermostats programmables.
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Version textuelle

Consommation d'énergie pour le chauffage des pièces selon la source d'énergie, 2018

Source d'énergie Pourcentage
Gaz naturel 53
Électricité 25
Bois 16
Mazout 5
AutresNote * 1
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Version textuelle

Intensité énergétique du chauffage des pièces et indice de degrés-jours de chauffage, 2000–2018

Intensité énergétique du chauffage des pièces Indice degré-jour de chauffage
2000 0,66 0,96
2001 0,60 0,88
2002 0,63 0,93
2003 0,62 0,96
2004 0,60 0,95
2005 0,57 0,92
2006 0,53 0,85
2007 0,58 0,93
2008 0,57 0,95
2009 0,55 0,96
2010 0,51 0,87
2011 0,53 0,90
2012 0,49 0,84
2013 0,51 0,93
2014 0,53 0,98
2015 0,49 0,92
2016 0,45 0,89
2017 0,45 0,92
2018 0,48 0,95
L'intensité énergétique du chauffage des pièces (consommation d'énergie par unité de surface utile – GJ/m2) s'est améliorée de 27,3 % entre 2000 et 2018.

Chauffage de l'eau Chauffage de l'eau

Le chauffage de l'eau constituait la deuxième plus grande utilisation de l'énergie dans le secteur résidentiel. Un délaissement des chauffe-eau au mazout pour des appareils plus écoénergétiques au gaz naturel et des normes d'efficacité énergétique plus rigoureuses pour tous les chauffe-eau ont permis de réduire la quantité d'énergie requise par ménage pour chauffer l'eau. Les Canadiens ont également diminué leur consommation d'énergie en adoptant des pratiques écoénergétiques, notamment :

  • le recours à des chauffe-eau sans réservoir;
  • l'installation de dispositifs à faible débit sur les pommes de douche et les robinets;
  • l'utilisation des lave-vaisselle et des laveuses à pleine charge;
  • l'utilisation de l'eau froide pour la lessive.
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Version textuelle

Consommation d'énergie pour le chauffage de l'eau selon la source d'énergie, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018 Croissance/réduction
Électricité 72,5 70,7 2,4 %
Gaz naturel 161,8 197,1 21,8 %
Mazout 18,2 6,9 62,2 %
Bois 5,3 5,4 2,5 %
AutresNote * 0,7 1,3 72,8 %

La consommation d'énergie associée au chauffage de l'eau dans le secteur résidentiel a augmenté, passant de 258,4 PJ en 2000 à 281,3 PJ en 2018, l'amélioration de l'intensité énergétique ayant été contrecarrée par l'incidence de l'augmentation du nombre de ménages.

Appareils ménagers Appareils ménagers

L'introduction de normes minimales de rendement énergétique en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique a grandement contribué à l'amélioration marquée de l'efficacité énergétique des gros appareils ménagers et des appareils électroniques utilisés à la maison.

L'efficacité énergétique de tous les appareils ménagers a connu une amélioration. Cependant, l'économie d'énergie a été contrecarrée par une hausse de la consommation d'énergie des petits appareils, comme les produits électroniques.

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Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel et indice des stocks d'appareils ménagers selon le type d'appareil, 2000 et 2018

2000 2018
Consommation d'énergie des gros appareils ménagers (pétajoules) 132 115
Consommation d'énergie des petits appareils ménagers (pétajoules) 45 95
Indice des stocks des gros appareils ménagers 1,00 1,30
Indice des stocks des petits appareils ménagers 1,00 1,67
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Version textuelle

Consommation d'énergie unitaire des gros appareils ménagers neufs, 2000 et 2018 (kilowattheures par année)

2000 2018 Croissance/réduction
Réfrigérateur 640 467 -27,0 %
Congélateur 391 322 -17,7 %
Lave-vaisselle 172 72 -58,3 %
Laveuse 113 24 -79,1 %
Sécheuse électrique 910 597 -34,4 %
Cuisinière électrique 760 549 -27,8 %
Gros appareils ménagers – une efficacité énergétique accrue, une consommation d'énergie réduite

Un lave-vaisselle acheté en 2018 est presque 60 % plus écoénergétique qu'un appareil fabriqué en 2000; un réfrigérateur acheté en 2018 nécessite moins d'un tiers de l'énergie requise par un réfrigérateur produit en 2000. Alors que le nombre de gros appareils ménagers utilisés par les ménages a augmenté de 30 %, leur consommation d'énergie a diminué de 13 %.

Petits appareils ménagers – une croissance rapide de l'efficacité énergétique des produits

La consommation d'énergie des plus petits appareils, comme les téléviseurs, les ordinateurs et les téléphones cellulaires, a plus que doublé au cours des 19 dernières années, puisque la réduction de la consommation d'énergie par unité ne compense que partiellement la hausse du nombre de petits appareils.

Selon les estimations, entre 2000 et 2008, le nombre de téléphones cellulaires utilisés au Canada a presque quadruplé, passant de 8,7 millions à 34,4 millions. Pour la même période, le nombre de ménages équipé d'un accès à Internet a plus que doublé, passant de 6,0 millions à 12,8 millions.

L'augmentation de la consommation d'énergie des petits appareils de 50 PJ a contrecarré dans une certaine mesure la diminution de 17 PJ des gros appareils ménagers.

Climatisation des pièces Climatisation des pièces

Entre 2000 et 2018, l'énergie utilisée pour climatiser les habitations canadiennes a augmenté de 13 PJ à 38 PJ. La consommation d'énergie accrue pour la climatisation des pièces aurait été plus marquée sans les climatiseurs individuels et centraux écoénergétiques.

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Version textuelle

Stock des appareils de climatisation et consommation d'énergie, 2000–2018

Stock des appareils Consommation d'énergie
2000 1,00 1,00
2001 1,06 1,66
2002 1,12 2,02
2003 1,19 1,56
2004 1,28 1,22
2005 1,38 2,45
2006 1,52 1,93
2007 1,56 1,95
2008 1,63 1,54
2009 1,64 1,26
2010 1,69 2,39
2011 1,73 2,40
2012 1,76 2,68
2013 1,80 1,89
2014 1,84 1,74
2015 1,88 2,22
2016 1,92 2,81
2017 1,95 2,14
2018 1,99 2,87

En plus de la hausse du nombre et de la taille des ménages, davantage de Canadiens ont des climatiseurs dans leur logement, ce qui augmente considérablement la consommation d'énergie liée à la climatisation des pièces. Entre-temps, la consommation d'énergie liée à la climatisation est très volatile en raison des changements drastiques des conditions météorologiques. Toutefois, les mesures suivantes ont contribué à contrecarrer en partie cette consommation d'énergie :

  • utilisation de climatiseurs individuels et centraux certifiés ENERGY STAR MD;
  • utilisation de thermostats programmables.

Comparativement à 2000, le stock de climatiseurs individuels et centraux en 2018 était 40 % et 30 % plus écoénergétique.

Éclairage Éclairage

L'utilisation accrue des ampoules écoénergétiques, comme les DEL (diodes électroluminescentes), a entraîné une baisse de la consommation d'énergie des ménages pour l'éclairage.

En dépit de la hausse du nombre de ménages entre 2000 et 2018, la consommation d'énergie des appareils d'éclairage par ménage a diminué de 25 %, passant de 4,7 à 3,6 gigajoules (GJ) par ménage grâce aux pratiques suivantes :

  • l'utilisation des ampoules DEL;
  • le recours aux appareils d'éclairage extérieur dotés de détecteurs de présence;
  • l'utilisation des minuteries pour les lumières des Fêtes;
  • le fait d'éteindre les éclairages non requis;
  • l'utilisation des appareils d'éclairage direct au lieu d'appareils de plafond;
  • le choix d'ampoules dont l'intensité convient aux activités menées dans la pièce ou l'aire;
  • l'utilisation d'interrupteurs multiples dans la pièce ou l'aire;
  • l'utilisation de gradateurs de lumière.
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Version textuelle

Nombre total d'ampoules au Canada selon le type et le nombre d'ampoules par ménage, 2018

Nombre d'ampoules Nombre d'ampoules par ménage
Incandescente 243 117 873 16,44
LFC 97 291 859 6,58
Halogène 26 220 005 1,77
Fluorescente 38 467 785 2,60
DEL 68 120 882 4,61
Total 473 218 404 32,00