Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel

  • Accueil
  • Ensemble de l’économie
  • Secteur résidentiel
  • Secteur commercial
  • Secteur industriel
  • Secteur des transports

Photo de gratte-ciels

L'Office de l'efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada a changé l'année de référence de 1990 à 2000. Nous avons fait ce changement pour faire en sorte que nos données représentent bien les changements dans les tendances et structures de l'utilisation finale et de l'efficacité énergétique du Canada dans les différents secteurs canadiens. Cela permet aussi d'adapter les rapports sur les données relatives à l'utilisation énergétique du Canada en fonction des changements récemment faits par l'Agence internationale de l'énergie.

Faits saillants

Entre 2000 et 2018,
  • L’efficacité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel s’est améliorée de 15 % au cours de la période de 2000 à 2018.
  • La consommation d’énergie secondaire (demande finale d’énergie) a augmenté de 19 %Note 1 entre 2000 et 2018. Cette hausse aurait été de 33 % sans les améliorations de l’efficacité énergétique.
  • Le secteur commercial et institutionnel canadien a économisé 142,7 PJ en énergie, 3,4 milliards de dollars en coûts et évité 6,0 mégatonnes (Mt) d’émissions de GES en raison des améliorations de l’efficacité énergétique depuis 2000.
Les mesures d'amélioration de l'efficacité énergétique apportées dans le secteur comprennent des changements à l'enveloppe thermique des bâtiments (isolation, fenêtres, etc.) et le rendement accru des divers appareils consommateurs d'énergie utilisés dans les bâtiments commerciaux et institutionnels, notamment les générateurs d'air chaud, l'équipement auxiliaire et les appareils d'éclairage.

Aperçu Aperçu – Consommation d'énergie et émissions de GES

infographie secteur commercial et institutionnel
Version textuelle

Principaux facteurs influençant la consommation d’énergie du secteur commercial et institutionnel

2000 2018
Surface de plancher (millions de m2) 601,1 756,4
Les équipements auxiliaires ont augmenté (PJ) 87,3 190,7
Les employés ont augmenté (millions) 10,2 13,8
Le PIB a augmenté (milliards de dollars constants de 2012) 823 1 283

Les principales activités du secteur commercial et institutionnel ont trait au commerce, aux finances, à l'immobilier, aux administrations publiques, à l'éducation et aux services commerciaux. Ces activités ont été regroupées en 10 sous-secteurs.

Les propriétaires d'entreprises commerciales et d'établissements institutionnels ont dépensé 28,4 milliards de dollars en énergie en 2018 pour procurer des services aux Canadiens. Les bureaux, le commerce de détail et les services d'enseignement représentaient environ 70 % de la surface de plancher totale du secteur en 2018.

3_1.png
Version textuelle

Répartition de la consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon l'utilisation finale, 2018

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel Pourcentage
Chauffage des locaux 53
Équipement auxiliaire 16
Éclairage 15
Chauffage de l'eau 6
Moteurs auxiliaires 4
Climatisation des locaux 6
Éclairage des voies publiques 1

L'énergie servait à diverses fins, notamment au chauffage des locaux, à la climatisation, à l'éclairage et au chauffage de l'eau, ainsi qu'au fonctionnement de l'équipement auxiliaire (p. ex. les ordinateurs et l'équipement médical) et des moteurs auxiliaires (p. ex., les systèmes d'alimentation de secours). Le chauffage des locaux représentait la plus grande part de la consommation d'énergie (53 %), suivi de l'équipement auxiliaire (16 %) et de l'éclairage (15 %).

Efficacité énergétique Efficacité énergétique

Sans les améliorations liées à l'efficacité énergétique, la consommation d'énergie aurait augmenté de 33 % au lieu de 19 %.

L'efficacité énergétique est évaluée à l'aide de la méthode de factorisation. Cette méthode consiste à répartir la variation totale de la consommation d'énergie du secteur en cinq effets (facteurs) d'influence, comme illustré ci-dessous. L'amélioration de l'efficacité énergétique correspond à la différence entre la variation globale de la consommation d'énergie du secteur commercial et institutionnel et les répercussions liées aux effets de l'activité, de la structure, des conditions météorologiques et du niveau de service.

3_2.png
Version textuelle

Incidence de l'activité, de la structure, des conditions météorologiques, du niveau de service et de l'efficacité énergétique sur la variation de la consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel, 2000–2018

Pétajoules
Variation globale de la consommation d'énergie 183,4
Effet de l'activité 231,8
Effet de la structure 12,3
Effet des conditions météorologiques 26,6
Effet du niveau de serviceNote * 56,0
Effet de l'efficacité énergétique -142,7
AutresNote ** -0,6
  • Effet de l'activité – Une hausse de 26 % de la surface de plancher a mené à une augmentation de 231,8 PJ de la consommation d'énergie et de 9,7 Mt des émissions de GES.
  • Effet de la structure – Une légère augmentation de la proportion des bâtiments qui ont utilisé davantage d'énergie par mètre carré de surface de plancher, notamment les services de santé, les services d'hébergement, et dans une moindre mesure, les bureaux, a été observée en 2018. À l'inverse, la proportion de surface de plancher pour les entrepôts et les activités de commerce de gros a diminué. Ces dernières sont moins énergivores que celles susmentionnées. Ces changements ont entraîné une augmentation de la consommation d'énergie de 12,3 PJ et une hausse des émissions de GES de 0,5 Mt.
  • Effet des conditions météorologiques - En 2018, l'hiver a été légèrement plus chaud, et l'été a été bien plus chaud qu'en 2000, ce qui s'est traduit par une augmentation de la consommation d'énergie de 26,6 PJ et une hausse des émissions de GES de 1,1 Mt.
  • Effet du niveau de service – Une augmentation du nombre d'équipements auxiliaires (p. ex. ordinateurs, télécopieurs et photocopieurs) a entraîné une hausse de 56,0 PJ de la consommation d'énergie et de 2,3 Mt des émissions de GES.
  • Effet de l'efficacité énergétique – L'amélioration de 15 % de l'efficacité énergétique a permis de réduire la consommation d'énergie de 142,7 PJ, la facture d'énergie de 3,4 milliards de dollars et les émissions de GES de 6,0 Mt.

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

3_3.png
Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel, tenant compte ou non de l'amélioration de l'efficacité énergétique, 2000–2018 (pétajoules)

Consommation d'énergie avec amélioration de l'efficacité énergétique Consommation d'énergie sans amélioration de l'efficacité énergétique
2000 983 983
2001 976 981
2002 1 037 1 041
2003 1 061 1 069
2004 1 048 1 060
2005 1 019 1 098
2006 963 1 082
2007 999 1 136
2008 1 018 1 158
2009 1 016 1 180
2010 994 1 173
2011 1 039 1 198
2012 998 1 197
2013 1 033 1 234
2014 1 087 1 267
2015 1 066 1 254
2016 1 063 1 256
2017 1 130 1 273
2018 1 167 1 310

Consommation d’énergie Consommation d’énergie

Entre 2000 et 2018, la consommation d'énergie totale du secteur commercial et institutionnel (incluant l'éclairage des voies publiques) a augmenté de 19 %, passant de 990,3 à 1 173,7 PJ. Au cours de la même période, la contribution du secteur au PIB s'est accrue de près de 56 % et la surface de plancher de 26 %. Les émissions de GES liées à la consommation d'énergie du secteur, y compris les émissions liées à l'électricité, ont augmenté d'environ 11 %.

En 2018, le gaz naturel et l'électricité étaient les principales sources d'énergie utilisées dans le secteur, représentant respectivement 49 et 46 % de la consommation d'énergie totale. L'électricité était utilisée principalement pour l'éclairage et la climatisation ainsi que pour l'équipement et les moteurs auxiliaires, alors que le gaz naturel et les autres combustibles servaient principalement au chauffage des locaux et de l'eau. Le gaz naturel et le propane étaient également utilisés, dans une plus petite proportion, pour alimenter l'équipement auxiliaire, comme les fours (propane) et les systèmes de climatisation (gaz naturel).

3_4.png
Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon la source d'énergie et la surface de plancher, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018
Électricité 376,43 538,90
Gaz naturel 504,90 575,60
Mazout léger et kérosène 55,66 22,00
Mazout lourd 17,95 0,50
Vapeur 0,31 1,30
AutresNote * 35,86 35,50
Surface de plancher (millions de m2) 601,1 756,4
L'expansion rapide des nouvelles technologies électroniques depuis 2000 a entraîné une hausse de l'utilisation de l'équipement dans tous les sous-secteurs commerciaux et institutionnels au Canada.

Le chauffage des locaux continue d'être la principale utilisation finale du secteur. Cependant, l'équipement auxiliaire a connu la plus forte hausse de la consommation d'énergie (118 %) et était responsable de 56 % de l'augmentation agrégée de la consommation d'énergie du secteur, notamment en raison de l'informatisation accrue de tous les milieux de travail. La consommation d'énergie consacrée à l'éclairage a augmenté de 27 % et représentait 20 % de l'augmentation totale de la consommation d'énergie. La consommation d'énergie liée à la climatisation des pièces a connu une hausse considérable (56 %), mais n'était responsable que d'une petite part de l'augmentation totale de la consommation d'énergie.

3_5.png
Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon l'utilisation finale, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018
Chauffage des locaux 606,1 624,3
Éclairage 134,4 170,3
Équipement auxiliaire 87,3 190,7
Chauffage de l'eau 54,6 45,1
Moteurs auxiliaires 58,5 70,6
Climatisation des locaux 42,5 66,5
Éclairage des voies publiques 6,9 6,3
Près de la moitié de la hausse de la demande d'énergie dans le secteur est attribuable aux activités liées à l'exploitation de bureaux.

Les bureaux représentaient la plus grande part de la consommation d'énergie en 2018 (35 %). Ce sous-secteur englobe les administrations publiques et les activités liées aux finances et aux assurances; l'immobilier et les services de location et de location à bail; les services professionnels, scientifiques et techniques; et les autres types de bureaux. Le commerce de détail, les services de santé et d'assistance sociale et les services d'enseignement suivaient, avec respectivement 16 %, 14 % et 13 %.

3_6.png
Version textuelle

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d'activité, 2000 et 2018 (pétajoules)

2000 2018
Bureaux 329,6 409,5
Commerce de détail 160,9 181,1
Services d'enseignement 127,1 153,9
Soins de santé et assistance sociale 117,3 160,5
Hébergement et services de restauration 70,8 90,2
Commerce de gros 62,4 61,2
Transport et entreposage 49,1 41,8
Arts, spectacles et loisirs 25,1 28,3
Industrie de l'information et industrie culturelle 21,2 23,9
Autres services 20,0 17,2
En 2018, le secteur commercial et institutionnel du Canada employait plus de 13 millions de personnesNote 2.

Plusieurs facteurs ont contribué à la croissance de la consommation d'énergie du secteur commercial et institutionnel, y compris la surface de plancher, le PIB et le nombre d'employés.

Des gains ont été réalisés sur le plan de l'efficacité énergétique en ce qui a trait à la consommation d'énergie totale utilisée par surface de plancher. Cependant, cette amélioration a été contrecarrée par la hausse des besoins énergétiques de l'équipement auxiliaire. Au cours de la période à l'étude, on observe non seulement une hausse globale de l'informatisation en milieu de travail, mais aussi une augmentation du nombre réel d'appareils requis par employé.

Intensité énergétique Intensité énergétique

Le secteur dans son ensemble a connu une baisse de 6 % de l'intensité énergétique définie comme la consommation d'énergie par unité de surface de plancher (GJ/m2). Les services de santé, d'hébergement et de restauration étaient les activités consommant le plus d'énergie (2,55 et 2,25 GJ/m2, respectivement), notamment en raison de la nature énergivore de ces activités (restaurants, blanchisserie) et des services (heures d'ouverture prolongées), ainsi que de l'utilisation de nouvelles technologies, ce qui entraîne la prolifération du nombre d'appareils électroniques.

En outre, le secteur a réduit sa consommation d'énergie de 24 % lorsque cette dernière est mesurée en fonction de l'activité économique (PJ/$PIB).