Enquête sur la consommation industrielle d’énergie (CIE), 2020

Photo d’une raffinerie

Statistique Canada mène chaque année l’enquête sur la consommation industrielle d’énergie (CIE) (coparrainée par l’OEE de RNCan et Environnement et Changement climatique Canada). L’enquête recueille des données sur la consommation d’énergie des établissements du secteur manufacturier canadien. Cette enquête est un outil essentiel pour suivre l’évolution de la consommation d’énergie des industries manufacturières. Elle contribue à remplir une partie du mandat de l’OEE, qui consiste à renforcer et à élargir l’engagement du Canada en matière d’efficacité énergétique.

Ce rapport statistique examine les habitudes de consommation d’énergie du secteur manufacturier canadien en utilisant les résultats de l’enquête sur la CIE de 2020. Les estimations sont fondées sur le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) et comprennent les 21 sous-secteurs (code à trois chiffres) du secteur de la fabrication (SCIAN 31 à 33).

Faits saillants

  • L’intensité énergétique a augmenté de 2,1 % dans le secteur manufacturier en 2020 par rapport à 2019, en partie en raison de l’incidence de la COVID-19, qui a mené à la sous-utilisation des installations de fabrication. En 2020, l’intensité énergétique était toujours inférieure de 9,5 % à son pic de 2009, principalement en raison de l’évolution des industries moins gourmandes en énergie, ainsi qu’aux améliorations de l’efficacité.
  • Les trois quarts de la consommation totale d’énergie dans l’industrie manufacturière proviennent de quatre sous-secteurs : le papier, le métal de première fusion, les produits chimiques, du pétrole et du charbon.
  • La composition des combustibles utilisés dans l’industrie manufacturière évolue: le gaz naturel représente une part croissante de la consommation totale d’énergie et la consommation d’électricité est stable.
  • Des réductions importantes ont été constatées dans la consommation de nombreuses sources d’énergie dans le secteur manufacturier. En particulier, l’utilisation du mazout lourd a diminué de 95,3 % de 2000 à 2020.

Le secteur manufacturier a continué à réduire son intensité énergétique et son PIB en 2020

La consommation d’énergie dans le secteur manufacturier a diminué de 0,1 % de 2018 à 2019 Note 1 et de 7.7 % de 2019 à 2020 Note 2 . Le PIB sectoriel a diminué de 0,1 % entre 2018 et 2019 Note 1 et a diminué de 9.6 % entre 2019 et 2020 Note 2 . Les répercussions mondiales de la pandémie de COVID-19 en 2020 pourraient expliquer cette baisse importante de la consommation d’énergie et du PIB, qui a mené à la sous-utilisation des installations de fabrication.

Tableau 1 – Variation de la consommation d’énergie et du PIB dans l’ensemble du secteur manufacturier
Ensemble du secteur
manufacturier (SCIAN 31-33)
Changement dans la
consommation d’énergien
Changement dans le PIB
(%) (PJ) (%) (milliards de $)
2018 à 2019 Note a -0,10 -1,5 -0,10 -0,1
2019 à 2020 Note b -7,70 -168,7 -9,60 -19,0

La consommation d’énergie a varié selon les sous-secteurs

La figure 3 met en évidence certains des changements les plus importants des niveaux de consommation d’énergie dans les sous-secteurs qui ont connu de grandes fluctuations dans la production, notamment :

  • La consommation d’énergie dans la fabrication de papier a diminué de 38,5 % de 2000 à 2020 (le PIB associé a diminué de 39,8 %).
  • La fabrication d’aliments a consommé 14,8 % plus d’énergie en 2020 par rapport à 2000 (le PIB associé a augmenté de 33,7 %).
  • La consommation d’énergie dans les produits minéraux non métalliques a diminué de 21,6 % de 2000 à 2020 (le PIB associé a augmenté de 16,1 %).
fig_03.png - Figure 3: Consommation d’énergie des sept sous-secteurs manufacturiers sélectionnés, 2000 et 2020
Version textuelle
Figure 3: Consommation d’énergie des sept sous-secteurs manufacturiers sélectionnés, 2000 et 2020
Sous-secteur Consommation d’énergie (PJ)
2000 2020
Papier (SCIAN 322) 883,4 543,2
Première transformation des métaux (SCIAN 331) 536,4 449,7
Produits chimiques (SCIAN 325) 295,0 261,6
Produits du pétrole et du charbon (SCIAN 324) 325,9 274,5
Produits en bois (SCIAN 321) 129,4 135,5
Aliments (SCIAN 311) 94,6 108,6
Produits minéraux non métalliques (SCIAN 327) 121,2 95,0

La combinaison de sources d’énergie a évolué

La combinaison de sources d’énergie utilisée par le secteur manufacturier a changé depuis la récession de 2008-2009, le gaz naturel représentant 31,5 % de la consommation d’énergie en 2020, contre 27 % en 2009, tandis que la consommation d’électricité est demeurée constante pendant cette période (part de 29 %). Le prix du gaz naturel est passé de 33,5 cents par mètre cube (¢/m3) en 2008 à 11,2 ¢/m3 en 2020, tandis que le prix de l’électricité industrielle, sur une base nationale, a augmenté de 23 %, passant de 7,1 ¢/kWh en 2008 à 8,8 ¢/kWh en 2020. L’utilisation accrue du gaz naturel pourrait être attribuée aux industries qui cherchent à réduire leurs émissions de carbone, car le gaz naturel est un combustible fossile à combustion plus propre, ainsi qu’à la baisse des prix du gaz naturel.

Tableau 3 – Valeurs de la consommation d’énergie par source de combustible Note *
Source d’énergie Consommation d’énergie (PJ)
2018 2019 2020
Gaz naturel 675,9 685,9 637,0
Électricité 629,5 636,7 602,8

Bien que l’ensemble du secteur ait connu une réduction de sa consommation d’énergie, en 2019, les valeurs de la consommation d’énergie des deux plus grandes sources de combustibles du secteur manufacturier (gaz naturel et électricité) ont augmenté par rapport à leurs valeurs respectives de 2018. Cependant, en 2020, les valeurs de consommation d’énergie pour le gaz naturel et l’électricité ont diminué par rapport à celles de 2018 et de 2019.

La consommation de nombreuses sources d’énergie, en particulier le mazout lourd, le propane, les distillats moyens, le charbon, le coke et la lessive de pâte épuisée, a nettement diminué de 2000 à 2020, tandis que l’utilisation de la vapeur a augmenté de manière substantielle par le biais de la récupération de la vapeur excédentaire produite lors de la production d’électricité et des processus industriels. En particulier, l’utilisation de mazout lourd dans le secteur manufacturier a diminué de 95,3 %. Selon Statistique Canada, le mazout lourd est le deuxième combustible à forte intensité de carbone après le charbon, et a donc été la cible de restrictions environnementales sur les émissions. Cette baisse peut donc être attribuée au remplacement d’autres sources d’énergie par des fabricants, ainsi qu’à la réduction de la consommation globale d’énergie par les utilisateurs de mazout lourd. Le sous-secteur de la fabrication de produits du pétrole et du charbon a connu la plus forte réduction de l’utilisation du mazout lourd, soit de 97,5 % de 2000 à 2020.

Tableau 4 – Consommation d’énergie du secteur manufacturier selon la source d’énergie, 2000 et 2020
Source d’énergie 2000 Énergie (PJ) 2020 Énergie (PJ) Croissance, 2000–2020 (%)
Gaz naturel 782,8 637,0 -18,6
Électricité 690,2 602,8 -12,7
Charbon 49,1 29,9 -39,0
Coke 103,4 65,2 -36,9
Gaz de four à coke 27,1 21,0 -22,4
Coke de pétrole et coke de catalyseur catalytique 68,4 68,6 0,2
Mazout lourd 139,2 6,5 -95,3
Distillats moyens 24,9 15,9 -36,2
Propane 13,2 8,0 -39,7
Gaz de combustible de raffinerie 151,4 122,2 -19,3
Butane .. 1,4 S.O.
Lessive de pâte épuisée 319,7 225,1 -29,6
Vapeur 37,4 45,5 21,8
Bois 190,2 173,7 -8,7
Total 2 597,0 2 022,8 -22,1
Légende :
.. Les données ne sont pas disponibles pour la période de référence visée.
S.O. Sans objet.

L’intensité énergétique a augmenté dans le secteur manufacturier en 2020

Après une brève pause pendant la récession de 2008-2009, l’intensité énergétique Note 3 du secteur manufacturier a diminué jusqu’en 2019. Cependant, en 2020, l’intensité énergétique dans le secteur manufacturier a augmenté de 2,1 %. En 2020, l’intensité énergétique était inférieure d’environ 9,5 % par rapport au pic de 2009, avant la récession, tandis qu’elle était inférieure de 11,4 % au pic atteint en 2009 avant la récession, en 2019. À plus long terme, l’intensité énergétique a quand même diminué de 8,4 % de 2000 à 2020 Note 4 . Ces chiffres représentent une baisse absolue de la consommation d’énergie du secteur d’environ 574,2 pétajoules (PJ), ce qui équivaut à peu près à la quantité totale d’énergie consommée par les automobiles en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan en 2020 Note 5 .

Au cours de la période de 2000 à 2020, l’activité dans le secteur de la fabrication Note 6 a changé. La fabrication du papier, sous-secteur dont le taux de consommation d’énergie par unité de produit intérieur brut (PIB) est le plus élevé, a été délaissée au profit d’industries moins énergivores (comme la fabrication de produits chimiques et alimentaires). Ce changement dans l’activité manufacturière, combiné à l’amélioration de l’efficacité dans d’autres sous-secteurs énergivores, a entraîné une réduction globale de l’intensité énergétique du secteur manufacturier, qui est passée de 12,3 mégajoules par dollar du PIB (MJ/$ du PIB) en 2000 à 11,27 MJ/$ du PIB en 2020.

En 2020, le secteur de la fabrication a généré 180 milliards de dollars de PIB (dollars constants de 2012) et a consommé 2 023 pétajoules (PJ) d’énergie. Cette quantité est à peu près égale à deux fois la consommation totale d’essence automobile dans le transport de passagers en 2020 Note 7 .

fig_01.png - Figure 1: Indice de croissance de l’utilisation de l’énergie, du <abbr title='produit intérieur brut'>PIB</abbr> et de l’intensité énergétique dans le secteur manufacturier, 2009–2020
Version textuelle
Figure 1: Indice de croissance de l’utilisation de l’énergie, du PIB et de l’intensité énergétique dans le secteur manufacturier, 2009–2020
Année Indice de consommation d’énergie (2009=100) Indice du PIB Note * Indice d’intensité énergétique
2009 100,0 100,0 100,0
2010 103,5 104,8 98,7
2011 105,1 108,5 96,9
2012 103,2 110,0 93,8
2013 103,3 109,7 94,2
2014 103,4 112,9 91,5
2015 101,9 113,6 89,7
2016 102,9 113,6 90,6
2017 104,2 115,8 90,0
2018 105,8 119,3 88,7
2019 105,8 119,3 88,6
2020 97,6 107,9 90,5

L’amélioration de la tendance de l’intensité énergétique est évidente à la fois à court et à long terme. Le secteur a poursuivi son redressement après le ralentissement économique mondial de 2009, le PIB ayant augmenté régulièrement jusqu’en 2019. La figure 1 indique que la production du secteur manufacturier a dépassé la consommation d’énergie, ce qui a entraîné une amélioration continue de l’intensité énergétique jusqu’en 2019. Il montre également une baisse importante de la consommation d’énergie et du PIB, ainsi qu’une augmentation de l’intensité énergétique de 2019 à 2020, possiblement en raison des confinements causés par la COVID-19 et de leur incidence sur la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Une contribution importante à cette amélioration est le Partenariat en économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC) . Le PEEIC soutient un réseau de près de 2 400 installations et plus de 50 associations commerciales qui travaillent ensemble pour réduire les coûts, améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions industrielles de gaz à effet de serre (GES). Pour encourager et soutenir les efforts de l’industrie en matière d’efficacité énergétique, RNCan offre à l’industrie canadienne des outils et des services par l’entremise du PEEIC. Il s’agit notamment de rapports d’analyse comparative, de guides de pratiques exemplaires et d’une assistance à frais partagés.

L’intensité énergétique a varié selon les sous-secteurs

Le tableau 2 montre que cinq des sept sous-secteurs les plus énergivores ont enregistré une baisse de leur consommation d’énergie en 2020 par rapport à 2000, la baisse la plus importante ayant été enregistrée dans la fabrication de papier (-38,5 %). Cependant, l’intensité énergétique de la fabrication du papier a continué d’augmenter de 2,1 % au cours de cette période, car la baisse de son PIB a été plus importante que la réduction de sa consommation d’énergie. Bon nombre de facteurs peuvent influencer la quantité d’énergie utilisée par une industrie particulière, comme son niveau d’activité économique, sa structure et l’efficacité avec laquelle elle utilise l’énergie. L’adoption de processus ou de technologies plus efficaces liés à l’énergie aide une industrie à réduire sa demande d’énergie. La récupération et la réutilisation de l’énergie des déchets et la cogénération dans le sous-secteur de la fabrication du papier en sont des exemples.

Tableau 2 – Comparaison de la consommation d’énergie, du PIB et de l’intensité énergétique du secteur manufacturier et de certains sous-secteurs, 2000–2020
Secteur / sous-secteur Changement dans
la consommation
d’énergie
Changement dans le PIB Note * Changement dans
l’intensité
énergétique
(%) (PJ) (%) (milliards de $) (%)
Ensemble manufacturier -22,1 -574,2 -15,0 -31,7 -8,4
Papier -38,5 -340,2 -39,8 -4,4 2,1
Première transformation des métaux -16,2 -86,7 -17,1 -2,1 1,1
Produits chimiques -11,3 -33,4 10,4 2,0 -19,6
Produits du pétrole et du charbon -15,8 -51,4 -4,4 -0,5 -11,9
Produits en bois 4,7 6,0 6,3 0,5 -1,5
Aliments 14,8 14,0 33,7 6,5 -14,1
Produits minéraux non métalliques -21,6 -26,2 16,1 0,9 -32,5

La figure 2 montre que cinq des sept sous-secteurs les plus énergivores ont connu une diminution de l’intensité énergétique de 2000 à 2020. Des baisses importantes ont été enregistrées dans la fabrication de produits minéraux non métalliques (-32,5 %), la fabrication de produits chimiques (-19,6 %) et la fabrication d’aliments (-14,1 %).

fig_02.png - Figure 2: Energy intensity of the seven selected subsectors, 2000–2020
Version textuelle
Figure 2: Intensité énergétique des sept sous-secteurs sélectionnés, 2000 à 2020 (MJ/milliards $PIB Note * )
Année Sous-secteur
Fabrication du papier (SCIAN 322) Fabrication des métaux de première transformation (SCIAN 331) Fabrication de produits chimiques (SCIAN 325) Fabrication de produits du pétrole et du charbon (SCIAN 324) Fabrication de produits en bois (SCIAN 321) Fabrication de produits alimentaires (SCIAN 311) Fabrication de produits minéraux non métalliques (SCIAN 327)
2000 80,4 44,8 15,3 29,8 16,2 4,9 21,6
2001 78,7 44,4 13,8 28,0 15,6 4,3 19,7
2002 74,3 42,1 11,8 29,5 14,4 4,3 19,7
2003 74,6 43,3 11,6 28,5 14,0 4,4 18,5
2004 75,4 40,7 12,9 30,7 13,8 4,5 19,0
2005 69,0 39,5 12,9 28,0 13,3 4,5 18,2
2006 67,2 40,5 12,5 29,8 14,7 4,4 17,7
2007 67,0 41,1 13,4 30,4 15,6 4,5 18,2
2008 62,8 42,6 14,0 30,7 16,4 4,4 15,7
2009 73,1 47,3 14,6 28,1 17,2 4,6 15,7
2010 67,5 44,4 14,5 29,6 18,4 4,3 16,2
2011 68,2 43,2 15,7 29,8 17,3 4,4 18,8
2012 70,2 41,8 15,4 27,9 18,0 4,9 17,0
2013 72,4 41,3 15,9 27,3 18,7 4,9 17,8
2014 69,9 39,6 16,5 26,1 17,8 4,5 15,9
2015 69,7 39,9 15,4 25,5 16,1 4,4 15,4
2016 74,0 44,2 14,1 25,3 14,6 4,2 16,3
2017 76,7 43,9 13,3 25,7 16,6 4,1 16,6
2018 83,1 42,8 12,5 24,1 16,8 4,1 15,1
2019 86,7 43,9 12,6 26,1 16,0 4,1 14,7
2020 82,0 45,3 12,3 26,2 16,0 4,2 14,6

Le permet de réaliser d’importantes économies de 943 653 gigajoules (GJ), équivalent à plus de 6 millions de dollars entre 2016 et 2021

En 2010, PKLP a lancé son premier programme officiel de développement durable, Développement durable 2015, dans lequel elle s’engage à réduire la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la consommation d’eau. Malgré les défis posés par la pandémie mondiale, l’entreprise a conclu avec succès sa deuxième initiative de développement durable, Développement durable 2020, dépassant trois de ses quatre cibles, y compris la réduction de l’intensité de la consommation d’énergie et de l’intensité des émissions de GES de portée 1 de 15 % et de 26 % respectivement depuis 2009.

L’usine a mis en œuvre un système de gestion de l’énergie (SGE) ISO 50001 entre 2016 et 2021, ce qui a entraîné une amélioration louable de 12,92 % du rendement énergétique. Cette réalisation s’est traduite par des économies substantielles de 6 488 825,22 $CAD, accompagnées d’une réduction notable de 943 653 GJ de la consommation d’énergie et d’une diminution de 38 300 tonnes d’émissions d’équivalent CO2 au cours de la même période. L’usine de Gatineau a notamment obtenu la certification du SGE en 2019, améliorant ainsi la surveillance en temps réel et favorisant le développement d’une voie pour des améliorations similaires dans l’ensemble des installations de fabrication de PKLP.

: de l’initiation à la norme ISO 50001 à l’engagement de neutralité en carbone et à l’impact environnemental positif

3M a lancé son projet ISO 50001 en 2011, en commençant par un projet pilote impliquant deux installations, 3M Cordova en Illinois, aux États-Unis, et 3M Brockville en Ontario, au Canada, avec le soutien conjoint du ministère américain de l’Énergie et de Ressources naturelles Canada. Depuis, le programme a pris de l’expansion à l’échelle mondiale, avec 56 sites maintenant certifiés ISO 50001, et 36 d’entre eux ont obtenu la certification Superior Energy Performance (SEP). En 2014, 3M a harmonisé ses objectifs de développement durable avec les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, en établissant des cibles pour l’efficacité énergétique des entreprises, l’énergie renouvelable et la carboneutralité d’ici 2025.

En 2021, 3M a annoncé un engagement à être neutre en carbone d’ici 2050, conformément à l’Engagement de Paris sur le climat. La mise en œuvre de mesures de durabilité a donné des résultats positifs, avec une amélioration de 4,7 % du rendement énergétique normalisé dans 56 sites certifiés des Amériques de 2016 à 2021. L’étude de cas met en évidence des paramètres clés, notamment des économies totales de 24 millions de dollars américains en coûts énergétiques, des coûts de 3 936 000 dollars américains pour la mise en œuvre du système de gestion de l’énergie (SGE), des économies totales d’énergie de 1 758 000 GJ et une réduction de 301 000 tonnes métriques d’émissions d’équivalent de dioxyde de carbone (CO2-e) pendant la période d’amélioration. Le succès des efforts de 3M en matière de développement durable est démontré par son approche globale, sa mise en œuvre rentable et son impact positif important sur l’environnement.

Pour obtenir une ventilation complète de la consommation d’énergie, du PIB et de l’intensité énergétique du secteur manufacturier et de certains sous-secteurs, consultez le site Web de l’OEE à l’adresse suivante .

Pour plus de renseignements sur ce rapport ou sur les services de l’OEE, communiquez avec :

Office de l’efficacité énergétique
Ressources naturelles Canada
580, rue Booth
Ottawa (Ontario) K1A 0E4
Courriel : statistics_and_analysis-statistiques_et_analyses@nrcan-rncan.gc.ca
Site Web :

L’Office de l’efficacité énergétique (OEE) de Ressources naturelles Canada (RNCan) a modifié l’année de base liée à sa Base de données nationale sur la consommation d’énergie (BNCE) de 1990 à 2000, en commençant par la publication des données de 2018. Cette modification vise à faire en sorte que la BNCE tienne compte de l’évolution des tendances et des structures de l’utilisation finale et de l’efficacité énergétique du Canada dans l’ensemble des secteurs. Par ailleurs, la mesure synchronise les rapports de données sur la consommation d’énergie du Canada avec les changements apportés récemment par l’Agence internationale de l’énergie. Bien que les nouvelles estimations ne soient plus disponibles pour les années antérieures à l’an 2000, les données de la nouvelle année de base devraient mieux servir à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques, des programmes et des projets du gouvernement; à la prise de décisions fondées sur des données probantes; à l’analyse et aux prévisions de l’industrie et du marché; aux connaissances liées à la consommation de l’énergie, à l’éducation et à la mobilisation des intervenants.